A l’heure actuelle, seule une lutte patriotique ferme contre le venin de la division, du mépris et de la manipulation peut, devant la stratégie rwandaise, enclenchée depuis trois décennies, par une guerre aux conséquences dramatiques, sans oublier, également, le pillage des ressources naturelles congolaises, dans l’Est, mettre la RDC à l’abri du précipice. Pour Germain Kambinga Katomba, il est temps, pour les dirigeants, d’agir pour, en tout cas, faire obstruction au plan de déstabilisation des institutions de la République et, surtout, de désacralisation de la souveraineté nationale qui, déjà, se trouve fragilisée, justement, par l’occupation prolongée d’une partie importante du territoire congolais. Dans une réflexion pleine de profondeur, partagée sur son compte X, le week-end, le Leader du Mouvement politique Le Centre attire, respectueusement, l’attention du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’exhortant à prendre très au sérieux la gravité de la menace de la guerre imposée par Kigali. L’Ancien Ministre de l’Industrie estime, en effet, que face à l’urgence, marquée, d’ailleurs, par la chute récente de la ville d’Uvira et de plusieurs localités environnantes, Félix Tshisekedi devra mobiliser l’ensemble des congolais, ‘’comme l’a fait Mzee en 1998’’, pour ériger une muraille imperméable face aux assauts des forces négatives, raviver la fibre patriotique nécessaire et défendre efficacement le bien-être national. Car, selon lui, Kambinga, l’heure est grave, la menace est à la porte.
Appel au réalisme lancé à Félix Tshisekedi
‘’Vous avez une responsabilité parce que vous avez été élu. Mais, vous n’avez pas à vous seul cette responsabilité. Nous ne vous avions pas élu en considérant que vous aviez une baguette magique et qu’on pouvait croiser les mains et attendre de vous tous les résultats magiques par une espèce de poudre de perlimpinpin. Dites-nous de nous réveiller. Assumez que la situation est grave comme le faisait M’zee Kabila. C’est important parce que si nous avons l’impression que la seule responsabilité est la vôtre, c’est dangereux… Monsieur le Président, ça ne va pas. Vous avez besoin de tout votre peuple. Qu’on ne vous fasse pas croire que le message qui doit être passé par vous et votre entourage c’est un message de tranquillité. Non, on veut vous voir préoccupé et que vous appeliez le peuple à l’aide. Sans le peuple, comme en 1998, on ne pourra pas réveiller cette armée’’, alerte, dans son cri d’alerte patriotique, M. Germain Kambinga. Une allure de responsabilité qui n’épargne personne. Pour lui, l’approche idéale, pour l’heure, doit écarter toute glorification inutile de l’action institutionnelle. Germain Kambinga fustige tout discours tendant à maquiller, voir maculer la vérité autour du Chef de l’Etat. ‘’On doit arrêter de faire croire au Président de la République que le meilleur discours est celui de l’affaiblissement de la connaissance du peuple congolais de la situation’’, interpelle-t-il, dans un ton grave.
Halte au camp des ténèbres
Face à la persistance de l’agression rwandaise dans l’Est de la RDC et aux nombreux prétextes démontrés par le Rwanda pour affaiblir les efforts de paix, le Président du Mouvement Centriste au Congo soulève la nécessité pour tous les congolais de choisir le camp de la défense de la souveraineté nationale. Dans sa réflexion, il est largement revenu sur les véritables motivations de la guerre du Rwanda contre la République démocratique du Congo. ‘’La première chose qu’il est important de souligner avant tout, c’est que chacun de nous doit choisir un camp. Il y a deux camps. Il y a le camp du mal ou des ténèbres, comme l’a dit le Président de la République dans son adresse à la Nation. C’est le camp de tous ceux qui pensent qu’il faut par la force arracher au peuple le pouvoir. Il ne faut pas oublier que dans notre pays, le pouvoir est le seul apanage du souverain primaire. Cela veut dire que toute personne qui veut prendre le pouvoir par les armes, veut l’arracher au peuple congolais. Ce camp des ténèbres est renforcé par un agenda machiavélique qui, en réalité, est une force stipendiée par le Rwanda. Le Rwanda a des velléités hégémoniques pour certaines raisons que nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer. Pourquoi le Rwanda n’arrêtera jamais sa guerre contre le Congo et quelles sont ses motivations ? La première, elle est politique. Monsieur Paul Kagame tient les rênes de son pays par une dictature militaire qui repose sur le prétexte fallacieux d’une menace à leur frontière depuis le génocide rwandais, une surenchère mémorielle qui constitue le fondement politique de leur action. Si le pouvoir rwandais tient, c’est parce qu’il y a l’instabilité à l’Est du Congo. Deuxième raison, elle est économique. Ils peuvent faire semblant d’être de bons gouvernants chez eux parce qu’ils ont depuis trente ans une partie du territoire de la République démocratique du Congo qu’ils exploitent impunément… La troisième, elle est hégémonique, liée à la démographie, à la petitesse de leur territoire, une histoire falsifiée qui voudrait laisser penser qu’ils sont tout petit parce qu’on leur a pris une partie de leur territoire il y a un siècle. Voilà les trois raisons pour lesquelles ils n’arrêterons jamais la guerre. Et, ils utilisent des congolais depuis trente ans : RCD, CNDP, M23. Tout cela, pour créer l’illusion qu’il s’agit d’une guerre entre congolais pour des raisons de gouvernance. Alors que je vous ai dit précédemment que la gouvernance est jugée par le peuple. Voilà comment le camp des ténèbres fonctionne : des congolais stipendiés par le Rwanda pour affaiblir notre pays et nous inscrire dans un cercle vicieux, de sous-développement et d’instabilité récurrente. Comprenez bien, ce camp des ténèbres est un camp qui se trompe. L’alternative à la démocratie n’est pas le pouvoir militaire parce que dans la situation actuelle de notre pays, si par impossible cette rébellion venait à prendre le pouvoir, ce ne serait pas la porte ouverte à des lendemains qui chantent, mais à la reprise de ces cycles permanents des violences que nous pensions avoir vaincus en ayant réussi un processus de démocratisation avec une élection en 2006, une élection en 2011, en 2018 et en 2023’’, a-t-il clarifié. Et de compléter sa thèse : ‘’Le camp des ténèbres dont je parle, c’est ce camp qui ne comprend pas qu’il n’y a pas de bornes supérieures à cette variable qu’on appelle la violence de la force parce qu’il en trouve toujours plus fort que soi… Ne vous trompez pas. Il n’y a aucune victoire à travers la rébellion. Personne n’est prêt à se laisser faire, encore moins ceux qui, aujourd’hui, tiennent les rênes institutionnelles du pouvoir. La lutte pour la libération du peuple congolais est une lutte longue assumée. La fin n’existe qu’à travers le respect des institutions démocratiques. Voilà notre conviction. Voilà la définition du camp des ténèbres et des conséquences. Il n’y a aucune félicitée, aucune espérance à attendre d’une victoire hypothétique de ce camp. C’est la balkanisation du Congo, c’est l’instabilité permanente et la somalisation du Congo, c’est la désespérance économique, c’est la fin du Congo. C’est cela le schéma du Rwanda. C’est ce que ces congolais manipulés ne comprennent pas. C’est ce que nous dénonçons. Il y a aussi le camp de la République, le camp de la Patrie. C’est le camp auquel j’appartiens parce qu’il s’agit de lutte politique. Je suis un enfant de la démocratie. Je suis un enfant de la République démocratique du Congo… La démocratie est comme de l’eau. Elle ne peut pas être bloquée. Elle trouve toujours son chemin. Elle trouve tellement bien son chemin que même un pouvoir qui peut sembler fort, quand le peuple dit non, il y a une alternance. C’est ce camp que nous devons défendre, le camp de notre fierté. C’est le camp de notre dignité. C’est le camp que dirige le Président Félix Antoine Tshisekedi. Aujourd’hui, il est le porte-drapeau parce qu’il a été élu. C’est lui qui porte nos espérances. C’est lui le Commandant suprême. C’est lui qui incarne l’unité nationale. C’est derrière lui que, transcendant toutes nos divergences, nous devons nous ranger. Il faut réveiller cet esprit de 1998. Aller à la source ontologique de la faiblesse de notre armée pour savoir pourquoi elle ne se bat pas et réveiller cette fibre patriotique qui fera de nous des vainqueurs’’.
La Pros.
