Il estime que rien ne peut, dans un Etat fondé sur les principes démocratiques comme la RDC, faire obstruction à la voix du peuple, sur des questions d’intérêt général, des questions relevant même de l’avenir de toute une Nation. Pour Kambinga, le débat autour de la Constitution, en tout cas, mérite une dose importante de maîtrise de grands enjeux du contexte national actuel, de tolérance politique et de responsabilité générale.
Dans une publication faite sur son compte X, jeudi 14 mai 2026, le Leader du Mouvement Le Centre démontre, implacablement, l’opportunité qu’il y a, pour la RDC, de marquer une rupture avec l’attentisme pour aller vers de nouveaux défis d’appropriation de son destin. En d’autres termes, mais surtout au vu de la montée de la polémique autour de ce que d’aucuns considèrent comme un projet de changement constitutionnel porté par le pouvoir en place, l’Ancien Ministre de l’Industrie préconise ouvertement la tenue urgente d’un référendum. Par ce mécanisme légal, il estime qu’une marge nécessaire s’offrira au peuple congolais, seul arbitre patenté face à l’histoire du pays, pour trancher, une bonne fois pour toutes.
« Il existe une différence fondamentale entre l’organisation d’une élection présidentielle en période de guerre et d’occupation d’une partie du territoire, et l’organisation d’un référendum constitutionnel visant à renforcer la cohésion nationale ainsi que les mécanismes institutionnels permettant de faire face aux conséquences de la guerre et de l’occupation en RDC. Une campagne présidentielle, par nature, polarise le débat public et oppose des camps politiques concurrents autour de la conquête du pouvoir. En période de guerre, cette dynamique peut fragiliser davantage l’unité nationale et même affecter la cohésion de l’armée, dans la mesure où le Président de la République est également le Commandant suprême des Forces armées. La compétition politique autour de cette fonction stratégique peut alors créer des tensions institutionnelles et sécuritaires dans un contexte déjà instable. À l’inverse, un référendum constitutionnel peut être présenté comme une démarche centrée sur les institutions et l’organisation de l’État, avec pour objectif affiché de renforcer la résilience nationale face aux conséquences de la guerre et de l’occupation d’une partie du territoire », démontre Germain Kambinga.
Pas d’amalgame
« À la question du 3ième mandat, il faut faire confiance à l’intelligence collective du peuple congolais qui sait ce qui est bien pour lui ou pas .La présence de l’actuel régime en est bien la preuve car le FCC de Kabila n’avait pas organisé les élections de 2018 pour être écarté », clarifie le Visionnaire du Mouvement Centriste Congolais. La prise de parole de Germain Kambinga sonne à la fois comme une alerte à la sérénité et une interpellation après la conférence de presse du Chef de l’Etat tenue mercredi 6 mai dernier à Kinshasa. Pendant que certaines langues, notamment au sein de l’Opposition, rejettent catégoriquement l’idée d’une réflexion nationale autour de la Constitution, Kambinga, lui, soulève un problème de souveraineté, de stabilité et de dignité qu’il faudrait, dès maintenant, résoudre, avec la détermination que ne cesse d’afficher Félix Tshisekedi, Président de la République, Chef de l’Etat.
La Pros.
