Dans une ambiance électrique au cœur de la capitale congolaise, Timothée Menayame a été officiellement élu président de la Ligue nationale de football (Linafoot). Sa victoire, acquise de haute lutte au second tour ce lundi 4 mai 2026 dans la soirée, marque le début d’une nouvelle ère pour l’instance organisatrice du championnat d’élite en République Démocratique du Congo.
Le suspense aura duré jusqu’au bout de la nuit. Réunis à Kinshasa pour renouveler le comité de direction de la Linafoot, les délégués et grands électeurs ont finalement porté leur choix sur Timothée Menayame pour conduire les destinées du football national pour les prochaines années.
Un premier tour indécis
Dès l’ouverture du scrutin, la compétition s’annonçait acharnée. Trois candidats principaux se disputaient les faveurs de l’assemblée. À l’issue du premier tour, Timothée Menayame avait réussi à prendre une légère avance en récoltant 50 voix.
Il était talonné de très près par Delphin Kikuni, qui avait réuni 48 voix, confirmant ainsi son statut de sérieux prétendant. Jean-Claude Booto, arrivé en troisième position avec 29 voix, a été éliminé dès cette étape, tandis qu’un bulletin blanc venait témoigner de l’indécision de certains votants.
Faute de majorité absolue (50% + 1 voix) lors de ce premier round, un second tour a été organisé entre les deux candidats de tête, conformément aux statuts de l’organisation.
Le duel final : une victoire sur le fil
Le face-à-face final entre Menayame et Kikuni a tenu toutes ses promesses. Dans un scrutin où chaque voix comptait, les deux camps ont multiplié les échanges pour convaincre les indécis et les électeurs de Jean-Claude Booto.
Au décompte final, c’est Timothée Menayame qui s’est imposé avec un total de 65 voix, contre 63 voix pour Delphin Kikuni. Un écart infime de deux voix qui souligne la division, mais aussi la vitalité démocratique au sein de l’instance.
Les défis qui attendent le nouveau président
Désormais confirmé à la tête de l’instance organisatrice du championnat national, Timothée Menayame hérite d’un chantier vaste. Entre la gestion des calendriers souvent perturbés, les questions liées au sponsoring et l’amélioration des infrastructures, le nouveau président devra rapidement faire preuve de leadership pour stabiliser la Linafoot.
« C’est la victoire du football congolais », ont commenté certains observateurs à la sortie de la salle, espérant que ce nouveau mandat apportera la sérénité nécessaire au développement du sport roi en RDC.
Delphin Kikuni, malgré sa défaite de justesse, sort renforcé par ce score historique, prouvant qu’il représente une force non négligeable au sein de l’écosystème footballistique national.
César Nkangulu
