Les scientifiques dans le domaine médical se sont réunis pendant deux jours, soit du Vendredi 15 au Samedi 16 Mai 2026, dans la salle de Licence 1 de la faculté des Sciences informatiques de l’Université Protestante au Congo (UPC) autour du thème central : « L’Accident vasculaire cérébral en RDC : Comprendre, prévenir et agir ensemble ». Ce, à l’occasion du 20ème anniversaire de la faculté de médecine de l’UPC. Il faut noter que ces assises ont réunis plusieurs experts médicaux, acteurs politiques corps académiques ainsi que des étudiants.
Prenant la parole en sa qualité de Recteur de l’Université Protestante au Congo, Robert N’Kwim, Bibi Bikan, a fait appel à la sensibilisation autour de cette problématique de la santé publique. Selon lui, l’AVC doit être considéré comme une urgence croissante en Afrique en général et en RDC particulièrement. Au-delà des chiffres affirme-t-il, l’accident vasculaire cérébral est une tragédie humaine, familiale et sociale.
« Derrière chaque patient atteint, se trouve une famille bouleversée, une activité interrompue et un avenir parfois compromis. Face à cela, la responsabilité de l’UPC est immense. Le rôle de l’Université ne doit pas se limiter seulement à la transmission des connaissances théoriques, mais à éclairer la société, produire des solutions adaptées aux réalités et former les professionnels de santé capables d’agir avec compétence, humanisme et innovation », a-t-il insisté.
Des voix s’élèvent pour la prise en charge de l’AVC
Intervenant comme paneliste, le Radiologue interventionnel Dr Tshibasu, a abordé le sous thème : le Diagnostic de l’AVC à l’imagerie. Pour sa part, l’apport de l’imagerie dans la prise en charge des AVC, consiste avant tout à faire prendre conscience le public que l’imagerie intervient principalement sur le plan de diagnostic. En terme simple, quand une personne présente des signes en faveur de l’AVC, l’étape qui précède, consiste à le faire un examen d’imagerie, soit à l’aide du scanner ou IRM dans le but de distinguer s’il s’agit de l’hémorragie ou un autre type.
S’agissant de la prise en charge de l’AVC d’une manière générale, il sollicite que cela se fasse dans le cadre de la pluridisciplinarité, dont l’équipe traitant doit être constituée d’un neurologue, d’un médecin interniste qui a une spécialité et médecine vasculaire, d’un radiologue interventionnel, des kinésithérapeutes, des urgentistes, cardiologues.
De son côté, Docteur Grâce Samba, spécialisée en Oto – Rhino – Laryngologie et chef des travaux à l’UPC, rappelle que l’accident vasculaire cérébral n’a pas seulement pour cible les personnes âgées mais aussi les Jeunes. « Cette pathologie, si elle n’est pas prise en charge rapidement, elle peut entraîner des conséquences irréversible », dit-elle.
Pour elle, il faut identifier les facteurs de risque de l’AVC notamment, l’hypertension artérielle, le diabète sucré, le tabagisme, l’alcoolisme, la mauvaise alimentation et la sédentarité. Mais également, renchérit-elle, en insistant sur l’importance de reconnaître les signes d’alerte, entres autres, la paralysie d’un côté du corps, les troubles de la parole et la déformation du visage.
Dans sa casquette de Médecin des urgences, Steve Tulantched, répondant à la clôture de cette manifestation devant les journalistes, n’a pas caché sa satisfaction de ces deux journées scientifiques qui couronnent le 20ème anniversaire de la faculté de Médecine. Il a insisté sur l’une des recommandations, qui incite la faculté de médecine à continuer dans cet élan d’excellence et d’efforts à dispenser consciemment la science, surtout à multiplier les recherches sur les maladies transmissibles et non transmissibles. Une autre recommandation est formulée à l’endroit du gouvernement de disponibiliser les intrants nécessaires pour la prise charge en thrombolyse, ceci, pour donner accès à la population.
Doyen de faculté de Médecine UPC
Réagissant, le Doyen Professeur Richard Matanda, a plaidé afin que la faculté de Médecine sensibilise la communauté au sujet de l’ampleur de la maladie et d’encourager le plus vite la consultation, au regard des premiers signes qui présagent un AVC. Et de créer un cadre de concertation avec les institutions et les parties prenantes autour de la prise en charge de l’AVC.
Carlos Ituku/CP
