Kinshasa, 28 mai – Du 26 au 28 mai, la ministre d’État britannique au Développement international et à l’Afrique, la baronne Jenny Chapman de Darlington, a effectué une visite de trois jours en République du Congo et en République démocratique du Congo, afin d’assister aux assemblées annuelles de la Banque africaine de développement et de rencontrer des responsables gouvernementaux et régionaux clés au sujet de l’épidémie d’Ebola en cours dans l’est de la RDC.
Lors des réunions de la Banque africaine de développement à Brazzaville, la ministre Chapman a profité de ses échanges avec des ministres et de hauts responsables gouvernementaux venus de tout le continent pour réaffirmer le soutien du Royaume-Uni au programme de développement africain. Cela a notamment consisté à plaider pour des réponses fortes et rapides de la BAD face aux chocs mondiaux (y compris le conflit au Moyen-Orient et ses répercussions sur l’Afrique) ; à offrir un appui britannique aux programmes de réforme des gouvernements africains ; et à soutenir l’ambition de la Banque d’accroître la mobilisation de capitaux domestiques et privés. Le Royaume-Uni a également abordé des priorités africaines telles que le climat et la nature, la fragilité et la migration irrégulière, tout en soulignant l’importance d’orienter les ressources de la BAD vers les pays les plus vulnérables, en soutenant la résilience à long terme et une croissance durable.
À Brazzaville, la ministre Chapman a co-organisé une table ronde consacrée à l’épidémie d’Ebola en cours dans l’est de la RDC. Cette réunion, organisée conjointement avec la Banque africaine de développement, l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique et le Centre africain de contrôle des maladies, a réuni des ministres de la Santé et des Finances des pays touchés ou à risque en Afrique centrale et orientale, notamment Son Excellence Doudou Roussel Fwamba Likunde Li-Botayi, ministre des Finances de la RDC. Des représentants d’organisations non gouvernementales internationales engagées dans la réponse à la crise y ont également participé. Les discussions ont porté sur l’importance de mobiliser rapidement des financements, de soutenir les plans nationaux de riposte et de renforcer la coordination internationale pour contenir l’épidémie et éviter sa propagation à d’autres pays. La ministre Chapman a salué l’approche « Une seule équipe, un seul plan, un seul budget » et a plaidé pour un financement rapide, une préparation régionale, des capacités d’intervention accrues et une mobilisation des communautés afin de contenir la propagation.
À Kinshasa, elle a poursuivi ses échanges sur l’épidémie d’Ebola en rencontrant le président Tshisekedi ainsi que des partenaires ONG impliqués dans la mise en œuvre de la riposte sur le terrain. Elle s’est également entretenue avec Tedros Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. Elle a réaffirmé l’engagement du Royaume-Uni en faveur des partenariats et du renforcement d’une réponse dirigée par l’Afrique. À travers ses rencontres, elle a cherché à comprendre les mesures prises pour maîtriser l’épidémie et soutenir les populations affectées, le plan de riposte du gouvernement de la RDC et la meilleure façon d’utiliser les financements britanniques pour apporter un soutien efficace.
Le Royaume-Uni a été l’un des premiers partenaires internationaux de la RDC à agir en soutien à la réponse gouvernementale. Avant la réunion de la ministre, jusqu’à 21 millions de livres sterling avaient été mobilisés par le Royaume-Uni pour fournir une assistance, dont 5 millions alloués à l’OMS et 7 millions au Mouvement de la Croix-Rouge. Ce soutien vise à répondre rapidement à l’épidémie en renforçant la surveillance des maladies, en soutenant les agents de santé de première ligne, en améliorant la prévention et le contrôle des infections, et en aidant les communautés touchées à accéder à des soins vitaux.
