La capitale de la République Démocratique du Congo a accueilli, ce jeudi 4 juin 2026, la clôture de la deuxième réunion tripartite RDC-Burundi-HCR. Cette rencontre marque un tournant majeur dans la gestion de la crise des réfugiés entre les deux voisins, avec l’adoption d’un cadre opérationnel visant un retour digne et une réintégration durable.
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé avec fermeté son engagement à résoudre la question complexe des réfugiés sur son sol et dans la sous-région. Au terme de la deuxième réunion tripartite réunissant la RDC, le Burundi et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), des résolutions concrètes ont été adoptées pour faciliter le retour des populations déplacées.
L’engagement ferme du Gouvernement congolais
Le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a été le porteur de ce message de détermination. Lors de son allocution de clôture, il a insisté sur la volonté politique de Kinshasa de passer des paroles aux actes.
« Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo mettra tout en œuvre pour traduire en actes les résolutions formulées à l’issue des présentes assises », a-t-il déclaré. Jacquemain Shabani a souligné que la priorité absolue reste le respect de la volonté des individus, précisant que ce processus vise à « favoriser le retour et la réintégration des réfugiés congolais qui ont librement consenti au rapatriement ».
Toutefois, le Vice-Premier Ministre a rappelé que la réussite de ce projet colossal dépendra de la solidarité internationale. Il a lancé un appel pressant au HCR et à la communauté internationale pour une mobilisation accrue des ressources financières et logistiques, indispensables non seulement au transport des réfugiés, mais aussi au relèvement des communautés qui les accueilleront.
Un cadre opérationnel salué par le HCR
Du côté des Nations unies, l’optimisme est de mise. Pierre Atchom, représentant du HCR, a salué l’adoption des conclusions de cette rencontre, y voyant une avancée significative vers des « solutions durables ».
Selon lui, cette réunion ne s’est pas contentée de déclarations d’intention, mais a permis de définir une feuille de route claire. « L’adoption des conclusions de cette réunion constitue une étape importante. Elle nous dote d’un cadre opérationnel qui devra désormais guider nos actions dans les mois à venir », a affirmé M. Atchom.
Le responsable onusien a réitéré la « disponibilité totale » du HCR pour accompagner les Gouvernements congolais et burundais. Cet accompagnement se concentrera sur trois piliers essentiels :
1. La protection des populations vulnérables.
2. Le rapatriement volontaire dans la sécurité et la dignité.
3. La réintégration durable, pour éviter de nouveaux cycles de déplacement.
Vers une coopération régionale renforcée
Cette tripartite souligne l’importance de la diplomatie humanitaire dans la région des Grands Lacs. En misant sur le dialogue et la coopération constante, la RDC et le Burundi, sous l’égide du HCR, espèrent transformer une situation de crise en un modèle de gestion migratoire réussie.
Le défi reste désormais celui de la mise en œuvre sur le terrain. Les mois à venir seront cruciaux pour observer si les moyens financiers suivront les engagements politiques pris à Kinshasa, afin d’offrir enfin une perspective d’avenir aux milliers de réfugiés en quête de stabilité.
César Nkangulu
