Les nombreuses violations commises sur le territoire nationale RD Congolais sont, de plus en plus, révélées au grand public. Longtemps restées lettre morte à la suite du mensonge du régime de Kigali que le Prix Nobel de la paix 2018, Dr Denis Mukwege, a qualifié de régime qui se distingue dans « l’art du mensonge et de la manipulation », UN Human Rights Council a publié un nouveau rapport de la mission d’établissement des faits décidée à l’issue de la 37ème session extraordinaire par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU en février 2025.
L’homme politique et gynécologue congolais a, dans une déclaration du 7 septembre 2025, salué cette énième publication qui illustre formellement les « agressions récidivistes du Rwanda en RDC, en violation de la Charte des Nations Unies ».
Il condamne, par ailleurs, le fait que « le médiateur américain a même accepté de présenter la énième agression et l’invasion massive des Forces de défense rwandaises comme des “mesures de défense”, illustrant la duplicité et la complicité de la communauté internationale», fustigeant que « l’agresseur non sanctionné se présente donc en victime ».
Au demeurant, il invite la communauté internationale de « dire la vérité et le droit pour prévenir la répétition des violations systématiques du droit international et des droits humains ».
Dans un esprit patriotique, le réparateur des femmes appelle « donc à ce que la commission d’enquête indépendante sur les graves violations commises dans l’Est de la RDC puisse compléter le travail de la mission d’établissement des faits pour contribuer à placer la justice et la recevabilité au cœur des efforts pour restaurer la paix ».
La résolution 2773, n’étant pas encore d’application malgré l’appel lancé, en répétition, par la Commission des Nations Unies aux droits de l’homme, est évoquée par Denis Mukwege comme solution sine qua none pour une sortie non voilée et effective de crise dans l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs.
« En outre, nous réitérons l’impératif d’implémenter la résolution 2773 pour sortir de la crise », a-t-il indiqué.
Il sied de rappeler que le rapport met en lumière les crimes massifs et systématiques commis par le M23 et ses soutiens rwandais : massacres de civils, déplacements forcés, violences sexuelles, enrôlement d’enfants, ainsi qu’attaques contre des infrastructures civiles essentielles, notamment des hôpitaux et des écoles. Certains de ces massacres, perpétrés sur la base d’un ciblage ethnique, constituent, au regard du droit international, des actes susceptibles d’être qualifiés de génocide.
César Nkangulu
