Au lendemain de la tenue de la Table ronde nationale sur l’Emploi et l’Entrepreneuriat des Jeunes, le Gouvernement central compte semer l’espoir et passer à la phase supérieure. Pour l’Exécutif central, poussé par la vision de Félix Tshisekedi, Président de la République, l’urgence consiste désormais à mettre en place des mécanismes innovants qui puissent contribuer durablement à réduire le taux de chômage en RDC. Au cours d’un briefing organisé Hier, mercredi 26 novembre 2025, à la RTNC, Justin Kalumba Mwana-Ngongo, Ministre de l’Entrepreneuriat et Développement des Petites et Moyennes Entreprises, a présenté à la presse une vision audacieuse qui s’inscrit dans une dynamique de responsabilité assumée : encourager les jeunes à embrasser des filières qui cadrent avec les réalités de leurs milieux de vie naturels, les aider à bénéficier de l’accompagnement de l’Etat et promouvoir par des politiques incitatives l’esprit d’initiative.
Selon le Ministre Kalumba, au regard des défis auxquels est confrontée la RDC, le système éducatif national devrait basculer vers un modèle qui place en ligne des priorités l’entrepreneuriat, pour offrir aux jeunes une fenêtre par laquelle ils pourraient par eux-mêmes développer des réflexes d’adaptation professionnelle et se former par la pratique. C’est ainsi que, dans sa communication, il a énuméré quelques réformes majeures envisagées par le Gouvernement, dirigé par la Première Ministre Judith Suminwa, pour bouger les lignes. Il s’agit de la mise à jour de l’ONEM, qui deviendra l’Office National de l’Emploi et de l’Egalité des Chances, mais aussi de l’IGT, qui inclura une dimension stratégique en rapport avec l’Emploi.
‘’ Nous avons constaté que nous formons énormément des jeunes qui sortent des universités. Pendant que notre pays a mis le curseur sur l’extraction minière, l’agriculture, les télécommunications est-ce que nous avons des écoles de métiers qui préparent nos jeunes à s’intégrer dans des filières techniques ? Pas du tout. Nous pensons qu’il faut aller vers ces choses-là pour offrir au pays les ressources humaines dont il a besoin pour son développement. Il faut que l’Etat prenne sur ses épaules la nécessité d’avoir une grande école de formation professionnelle dans chaque province selon les filières spécifiques. Comme ça, on sait que la main-d’œuvre qui va être sollicitée par les entreprises dans cette province-là est préparée et formée. Cela permet de réconcilier la qualification professionnelle avec l’entrepreneuriat pour produire des avancées. Il y a plusieurs actions qui sont préconisées. Même sur le cursus classique, nous sommes pour qu’il y ait ouverture du programme sur des questions de formation professionnelle avec des stages professionnels qui doivent commencer très tôt… Quand on rate les études, on doit retomber sur ses deux pieds, on refuse de mourir et on doit entreprendre. Si aujourd’hui, nous disons qu’il faut quand-même d’entrepreneuriat, c’est plus en termes de stage professionnel qui prépare à une orientation professionnelle’’, a-t-il indiqué.
Et de continuer sur la même lancée : ‘’Le deuxième volet concerne l’emploi, qui donne un statut social. Dans plusieurs pays, c’est lorsque l’on a un emploi durable et décent que l’on peut même accéder à un crédit bancaire. Lorsqu’on n’a pas un emploi décent, on est regardé comme quelqu’un qui n’est pas dans la société. Donc, il faut permettre à ce que nos jeunes accèdent à des emplois durables et dépassent une politique cohérente de leur cursus professionnel. C’est pour ça que nous avons regardé de bout en bout les problématiques liées à l’accès à l’emploi même dans le secteur public, qui sont inégalitaires et discriminatoires… Donc, il faut arriver à enrayer les discriminations par la redynamisation de l’ONEM, qui deviendra l’Office national de l’emploi et l’égalité des chances parce que le Chef de l’Etat a beaucoup insisté sur la nécessité d’établir des règles qui permettent à ce qu’il y ait égalité des chances d’accès à l’emploi pour tous les jeunes congolais… Deuxième chose, nous allons faire en sorte que l’inspection générale du Travail devienne réellement cet organisme de contrôle qui a autorité à la fois sur les employeurs et sur les employés. Nous avons un régime qui est déséquilibré. Nous avons des travailleurs qui sont nantis. Il est impérieux d’avoir une inspection générale du Travail et de l’Emploi qui soit à la hauteur de sa tâche’’.
Vers un concours national des Plans d’affaire simplifiés
Conformément aux résolutions de la Table ronde organisée dernièrement à Kinshasa, le Ministre Justin Kalumba a annoncé que, dans les prochains jours, le Gouvernement mettra en place un concours national dédié à l’emploi, sur l’ensemble du pays, où il sera question pour les congolais de présenter leurs projets afin de pouvoir bénéficier du soutien financier et de l’accompagnement technique du Gouvernement. Une étape décisive qui contribuera à accélérer la matérialisation de la vision du Président Félix Tshisekedi, celle consistant à créer des millionnaires locaux.
‘’Nous devons absolument faire en sorte que chaque jeune puisse accéder à l’emploi ou créer sa propre entreprise. Il n’est pas possible de résoudre les problèmes dans ce pays avec des entreprises du Portefeuille de l’État. Un jeune qui réfléchit aux besoins de sa société n’a pas besoin d’aller demander de l’emploi auprès d’une entreprise qui n’a peut-être pas une qualification nécessaire pour rencontrer ses besoins. C’est pourquoi nous voulons changer la mentalité de nos jeunes, faire en sorte que lorsqu’ils terminent leurs études, leur premier réflexe ne soit pas celui de demander de l’emploi… Nous allons organiser un concours national de plans d’affaires simplifiés, territoire par territoire…Nous devons avoir, chaque deux ou trois ans, des champions entrepreneuriaux’’, a rassuré le Ministre Kalumba Mwana-Ngongo.
De son côté, Patrick Muyaya, Ministre de la Communication et médias, a soutenu la ferme détermination du Gouvernement à tout mettre en œuvre pour répondre aux besoins des populations dans le secteur entrepreneurial, laissant entendre un élan d’apaisement et de confiance aux efforts engagés sous le leadership de Félix Tshisekedi, Président de la République.
La Pros.
