Dans sa stratégie de vulgarisation des acquis de la diplomatie agissante impulsée par le Président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya Katembwe, est intervenu hier, mardi 17 mars 2026, sur les ondes de la Radio Okapi, dans le cadre de l’émission Parole aux Auditeurs. Il était question, pour le Porte-parole du Gouvernement, d’apporter une clarification complète sur les Accords que la RDC a signés, à Washington, en décembre 2025, avec, d’un côté, les Etats-Unis, et, de l’autre, le Rwanda, ainsi que sur la nature véritable de la démarche engagée par l’équipe gouvernementale que dirige la Première Ministre Judith Suminwa pour leur ratification au niveau du Parlement. Dans un ton de sérénité profonde, le Ministre Patrick Muyaya a soutenu que l’accord stratégique RDC-USA et l’accord de paix RDC-Rwanda constituent, loin de tout élan de manipulation, des leviers importants pour la restauration de la sécurité dans l’Est du territoire congolais, la défense de la souveraineté nationale et la protection des minerais critiques du pays. Dans sa communication, il a vivement démontré le bien-fondé d’une diplomatie axée sur les actes, appelant l’ensemble de populations à faire confiance à la vision du Président Félix Tshisekedi pour un Congo plus digne, résilient et résolument tourné vers un avenir sûr.
Dépôt des Accords au Parlement pour la phase de ratification
‘’C’est une démarche qui répond aux exigences constitutionnelles. C’est un accord de paix qui a été négocié et signé par le Gouvernement. Pour qu’il entre dans le corpus juridique du pays, l’accord doit être ratifié… Au Parlement, les Députés et Sénateurs sont ceux qui représentent le peuple. Il était important pour nous de parachever cet exercice qui permet l’appropriation institutionnelle globale de ces deux instruments censés ramener, d’une part, la paix en République démocratique du Congo, et d’autre part, permettre le développement. Voir la Première Ministre aller déposer les accords s’inscrit dans le cadre de la transparence et de l’esprit de redevabilité qui nous guident’’, a-t-il explicité, dans le cadre de l’émission Parole aux Auditeurs.
Poursuivant sa dynamique, Patrick Muyaya a plaidé pour un accompagnement appuyé des élus du peuple pour cimenter la stratégie gouvernementale relative à la préservation du tissu sécuritaire national. ‘’Nous attendons de l’Assemblée Nationale de donner cette onction parlementaire qui permettra aux accords de figurer dans notre répertoire législatif’’, a-t-il ajouté. Pour lui, la stratégie diplomatique du Président Félix Tshisekedi mérite une appropriation collective. Objectif : étouffer toute manipulation pouvant fragiliser, outre mesure, la cohésion des congolais et l’unité nationale.
‘’Lorsque nous avons signé l’accord le 27 juin 2025 à Washington, beaucoup ne s’étaient même pas rendu compte que nous venions de clouer le Rwanda qui a toujours été spécialement doué dans le reniement. Mais, à Washington, le Rwanda a signé un accord de paix. Vous ne pouvez pas signer un accord de paix si vous n’êtes pas dans une situation de guerre. La première importance symbolique des accords de Washington c’est que depuis 30 ans, on n’avait jamais un mécanisme aussi clair des problématiques qui ont été bien étudiées. L’accord signé avec le Rwanda vient répondre principalement à deux questions. Il s’agit de la question sécuritaire et la préservation de nos minerais. Depuis la signature de cet accord, le Président Kagame n’est plus ce qu’il était avant. Justement, parce que tout ce qu’il avait comme narratif mensonger était démenti. Ici, il existe des engagements clairs qui, s’ils sont appliqués de part et d’autre, je suis sûr que la paix ne sera plus que sur papier, elle deviendra effective. Et, nos populations vivront dans une ère nouvelle’’, ’’, a déclaré le Ministre Muyaya.
Tous derrière les efforts de paix en RDC
‘’La première chose que tous les congolais devraient faire, c’est de chercher l’accord de Washington et de le lire. Nous, dès le début des discussions, nous avions défini nos lignes rouges. Le 4 décembre 2025, il y avait quatre documents qui ont été signés. Il y avait évidemment l’accord de paix avec le Rwanda, qui a été déjà signé depuis le 27 juin 2025. On a eu le Cadre d’intégration économique régional, qui est un texte annexé à l’accord du 27 juin. Ensuite, on a l’accord de partenariat stratégique, qui concerne la République démocratique du Congo et les Etats-Unis. L’accord de paix et le cadre d’intégration économique régional concernent la RDC et le Rwanda. Tous ces textes sont disponibles. Lorsque je dis que toutes nos lignes rouges sont respectées, je vous invite à trouver les réponses dans les textes. Au chapitre 1, on parle de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo. C’est cela notre première ligne rouge. Ceux qui pensent que nous avons été à Washington pour négocier une quelconque forme de concession, avec le Rwanda, sur un seul millimètre de notre sol se trompent. Je dois rappeler que si cet accord n’était pas en notre faveur, le Président Kagame ne serait pas aussi mal… Au chapitre 2.3, nous parlons de l’intégration conditionnelle dans les Forces de sécurité. Je rappelle que cet accord a été signé par le père, le Rwanda, qui s’engage pour le fils, le M23. Toute réintégration éventuelle des combattants dans les FARDC et la Police Nationale Congolaise s’effectue de manière rigoureuse, individualisée et conditionnelle, au cas par cas, sur la base des critères clairs… Nous voulons, au terme de ce processus, entamer une véritable montée en puissance de nos FARDC… Au chapitre 6, on parle du cadre d’intégration économique régional’’, a creusé, plus loin, dans son intervention, le Porte-parole du Gouvernement.
Vers la fin de l’impunité
Avec la médiation assurée par l’Administration Trump, le retour d’une paix effective et durable dans l’Est de la République démocratique du Congo reste suffisamment possible, pour marquer la fin d’un régime ayant construit son modèle économique sur le pillage des ressources congolaises.
‘’En réalité, aujourd’hui, le Rwanda a construit son modèle économique sur la base de trafic illicite et de pillage de nos ressources. Nous savons que la contrainte que nous avons avec le Rwanda est naturelle. Le Rwanda sera toujours voisin de la RDC. Aujourd’hui, il ne faut pas seulement regarder la crise actuelle car le leadership du Président rwandais Paul Kama passera. Dans les années qui viennent, je ne souhaiterai pas que nos pays restent dans l’état des relations belliqueuses. Lorsque le Président Tshisekedi est arrivé aux responsabilités, la première chose qu’il a faite à nos neufs voisins, c’est de leur tendre la main et de faire un pacte de paix et d’économie puisque les populations de la région ne demandent qu’à échanger et à commercer. Aujourd’hui, nous opposons au Président rwandais la riposte qu’il faut… Aujourd’hui, il n’existe pas d’inquiétudes à avoir… Aujourd’hui, les congolais doivent être rassurés parce que cet accord est un accord du futur. Le Président Félix Tshisekedi le fait plus pour nos enfants… On parle de la guerre, ce n’est pas la guerre du Président. C’est la guerre de tous les congolais. Aujourd’hui, les congolais doivent considérer que nous avons commencé une nouvelle période. Evidemment, les choses ne peuvent pas se faire de manière automatique après 30 ans de conflit. Il y aura de haute et de bas. Mais, nous disposons d’un accord qui va nous permettre d’aller vers la paix’’, a tranché, à pleine voix, le Ministre Patrick Muyaya Katembwe, Porte-parole du Gouvernement.
Gloire Mfemfere
