Dans une déclaration politique virulente du 20 octobre 2026 à Kinshasa, l’Alliance des Démocrates Congolais (ADECO) condamne l’ancien président Joseph Kabila après l’annonce faite par ce dernier lundi 12 octobre 2026 depuis Goma sur la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN). Dirigé par Alain Mbaya Kakasu, président national, le parti appelle à un « dialogue national inclusif » et à « la mobilisation de la population » derrière le Chef de l’Etat pour « barrer la route à l’imposture » à travers son patriotisme.
Des accusations politiques contre Joseph Kabila
Pour ce parti politique proche du pouvoir, la création du FRN constitue un « acte de haute trahison » et accuse Joseph Kabila, qui a dirigé le pays pendant 18 ans, d’avoir favorisé l’influence du Rwanda en RDC. Il lui reproche également « un mépris » envers la population congolaise.
Présentée comme « pays solution du monde », la République Démocratique du Congo se trouve, selon l’ADECO, « coincée dans la gueule des prédateurs séculaires » qui s’adonnent au « pillage » de ses ressources ainsi qu’à l’idée machiavélique d’une « balkanisation » du pays, en mettant au-devant de la scène « celui à qui la République a tout donné ».
L’appel à l’unité et à un dialogue national
Au-delà de ses attaques et condamnations à l’égard de l’ancien Chef de l’État, l’ADECO appelle la population à s’unir autour du Président de la République Félix Tshisekedi et à défendre la souveraineté nationale. Engagé sur la voie du référendum en vue de l’adoption, par le peuple souverain primaire, d’une loi fondamentale adaptée aux réalités actuelles du pays selon la vision du Chef de l’Etat, le parti plaide pour l’adoption de la loi référendaire et l’organisation d’un dialogue national qu’il souhaite « inclusif » dans le seul but de « contrer les agresseurs et leurs complices » tout en renforçant ce qu’il qualifie de « résistance populaire » à travers la mobilisation des services de sécurités et de renseignement.
Par la voix de son président nation, Alain Mbaya Kakasu, l’ADECO interpelle, par ailleurs, l’opposition dite républicaine, à laquelle elle reproche de ne pas s’être clairement prononcée sur le FRN. Elle interprète ce silence comme une possible « complicité ». La déclaration met également en cause le déplacement des responsables de l’opposition (coalition C64) en Europe, qu’il présente comme une démarche visant à recevoir des instructions de soutiens étrangers pour jeter l’opprobre au dialogue déjà annoncé par le Président de la République.
L’ADECO affirme que « le peuple reste l’armée la plus redoutable » face à l’oppresseur et elle demeure convaincue que la victoire serait certaine peu importe la durée de la guerre. Une formule qui s’inscrit dans le ton combatif de la déclaration.
César Nkangulu
DECLARATION POLITIQUE DE L’ADECO RELATIVE A LA CREATION DU FRONT POUR LA REFONDATION DE LA NATION PAR L’ANCIEN CHEF DE L’ETAT JOSEPH KABILA
ADECO a appris avec stupéfaction l’annonce faite par l’ancien Président Joseph Kabila créant le Front pour la Refondation de la Nation, mouvement politico-militaire qui absorbe I’AFC M23 pour continuer les œuvres macabres de l’AFDL et CNDP dont les actions ont depuis plus de 30 ans, causé la mort de plus de 10 millions des Congolais et a fait perdre à la République Démocratique du Congo plusieurs milliards de dollars.
Cet acte de haute trahison de la part de celui qui a dirigé la République Démocratique du Congo pendant 18 ans, confirme le soupçon de la planification de l’inféodation de notre pays au Rwanda et le mépris qu’il a toujours eu vis-à-vis du peuple congolais qui lui a tout donné.
La République Démocratique du Congo, pays solution du monde est toujours coincé dans la gueule des prédateurs séculaires qui mettent à l’avant celui à qui la République a tout donné en association avec d’autres pays africains dont le Rwanda pour piller et balkaniser le pays.
L’ADECO désavoue cette sale manigance qui se compte en millier des morts et interpelle :
- Le peuple congolais en disant: la grande force n’est pas dans le nombre mais dans l’union, jamais un peuple qui croupit sous une domination étrangère, limité, hébété par ses anciens dirigeants et enchainé dans une Constitution imposée ne peut parvenir à un haut niveau de prospérité, mobilisons-nous derrière le Président de la République comme un seul homme pour barrer la route à l’imposture par notre patriotisme comme les vaillants Wazalendo;
- Le Président de la République, une société redevenue solidaire et rassemblée peut consentir à sa défense, d’où l’impérieuse nécessité d’adopter la loi référendaire et d’organiser le dialogue national inclusif pour ratisser large et faire bloc compact contre les agresseurs et leurs complices, pour ce faire, ADECO demande une mobilisation tous azimut des services de sécurité et de renseignement et l’implication des leaders locaux pour renforcer la résistance populaire.
- L’opposition dite républicaine, point n’est besoin de vous prononcer sur la création du FRN.
Votre long silence est révélateur de la complicité tacite, parce que qui ne dit mot consent, ainsi le triangle de la trahison est établi: l’angle Union Européenne et les donateurs du Rwanda qui perquisitionnent les résidences des proches du Président de la République, l’angle Kabila, Kagame et le FRN, et enfin l’angle C64, CENCO, ECC, LAMUKA et sauvons le Congo.
Par conséquent, toute éventuelle 3ème voie ne sera que diversion et camouflage du Front pour la Refondation de la Nation, et donc les fossoyeurs de la Constitution et de la démocratie.
Le voyage de l’opposition dite républicaine, la C64, en Europe pour recevoir des instructions de leurs mentors, est une fuite en avant pour torpiller le dialogue déjà prévu par le Président de la République au pays et qui met à l’avant plan le souverain primaire, c’est une négation de la souveraineté de notre pays que le peuple congolais ne peut accepter.
Le peuple reste l’armée la plus redoutable et gagnera cette guerre.
Fait à Kinshasa le 20/10/2026
