Dans une réaction coordonnée et immédiate, les institutions de la République ont pris des mesures sévères ce mercredi 21 octobre 2026 contre Fils Benoit Mukoko Mudipanu. Après avoir diffusé des propos incendiaires et des menaces de mort sur les réseaux sociaux, l’intéressé fait désormais l’objet d’une enquête judiciaire, d’un désaveu politique total de son parti (UDPS) et d’un embargo médiatique de 88 jours.
L’onde de choc provoquée par une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux n’aura pas tardé à faire réagir le sommet de l’État. Dans cet enregistrement, Fils Benoit Mukoko Mudipanu, militant de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), tenait des propos d’une extrême gravité, évoquant la distribution d’armes à feu dans des lieux publics et proférant des menaces directes contre les ressortissants occidentaux.
Une enquête judiciaire ouverte en urgence
Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a réagi par un communiqué officiel. Il y annonce avoir enjoint le Procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir sans délai une enquête judiciaire.
Le grief est lourd : intention de procéder à la distribution d’armes dans des terrains de football, des églises et des universités, tout en ciblant particulièrement les expatriés présents en RDC. Le Ministre a rappelé avec fermeté que si la liberté d’expression est consacrée par la Constitution, elle « ne saurait servir de prétexte à la menace, à l’intimidation ou à la mise en danger de la vie d’autrui ».
Le CSAC décrète un embargo médiatique total
Parallèlement à l’action judiciaire, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) s’est réuni en session extraordinaire ce même mercredi. Constatant la « flagrance » des propos, le régulateur a rendu un acte frappant Fils Benoit Mukoko Mudipanu d’un « embargo médiatique de 88 jours ».
Cette sanction, à titre conservatoire, interdit à l’intéressé de communiquer via les médias traditionnels (radio, télévision, presse écrite) mais aussi, et surtout, sur les réseaux sociaux. Le CSAC souligne que Fils Mukoko, en sa qualité de mandataire de l’État, a violé son obligation de réserve en faisant l’apologie du crime et en incitant à la haine raciale et à la xénophobie, notamment envers les citoyens belges.
L’UDPS se désolidarise et condamne
Sur le plan politique, la réaction de la présidence de l’UDPS/TSHISEKEDI a été tout aussi tranchante. Par la voix de son Secrétaire Général et Président par intérim, Augustin Kabuya Tshilumba, le parti au pouvoir a exprimé sa « vive préoccupation » et a condamné sans équivoque ces initiatives.
Le communiqué officiel rendu public à chaud précise que Fils Mukoko n’occupe aucune fonction au sein des organes du parti et que ses déclarations n’engagent en rien l’UDPS. Rappelant l’héritage de non-violence légué par Étienne Tshisekedi, le parti a tenu à rassurer la communauté internationale : « L’UDPS se désolidarise totalement de toutes les initiatives appelant à la violence et décline toute responsabilité quant aux conséquences qui pourraient en résulter. »
Un signal fort pour l’ordre public
Ces décisions en cascade marquent une volonté claire des autorités congolaises de stopper la propagation de discours de haine et de prévenir tout trouble à l’ordre public. Entre la rigueur de la loi pénale et les sanctions administratives du régulateur des médias, Fils Mukoko se retrouve aujourd’hui isolé.
Le Ministre de la Justice a réaffirmé la détermination du Gouvernement à assurer la sécurité des personnes et des biens, garantissant que dans un État de droit, toute allégation de cette gravité doit être vérifiée et sanctionnée par la justice.
La Pros.
