L’association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) est très préoccupée par la situation difficile que vivent les habitants des communes de Kimbanseke et N’Sele, à cause de la lenteur dans la réalisation des travaux de réhabilitation de la Route Mokali, principale voie d’accès pour cette partie de la capitale. En effet, dans une correspondance, datée du 05 octobre dernier et adressée au Ministre des Infrastructures et Travaux Publics (ITPR), son président national, Me Georges Kapiamba, a plaidé pour l’accélération des travaux de modernisation de cette importante artère, reliant le saut-de-mouton de Pascal à la rocade en construction, du côté de quartier N’djili/Brasserie.
« Dans le cadre de sa mission de contrôle citoyen, l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice, ACAJ en sigle, assure le suivi des travaux de construction et de réhabilitation des infrastructures publiques financés par le Trésor public ou les partenaires extérieurs de la République démocratique du Congo.
À Kinshasa, notre attention porte actuellement sur la réhabilitation de la route Mokali, reliant le saut-de-mouton Pascal à la rocade, du côté de N’Djili-Brasserie/RTNC. Cet axe dessert une population nombreuse, majoritairement confrontée au chômage, à la précarité et à de grandes difficultés de déplacement. Selon les informations recueillies par nos moniteurs communaux, les travaux progressent de la rocade vers le saut-de-mouton Pascal. Toutefois, leur avancement serait ralenti par le déplacement tardif d’une conduite d’eau de la REGIDESO SA, qui doit être retirée de la chaussée principale et repositionneé en bordure de la route », peut-on lire dans ce document, dont une copie est parvenue à notre Rédaction.
Par ailleurs, l’ACAJ motive son plaidoyer auprès du gouvernement central par le fait que l’état actuel de la route Mokali a des conséquences fâcheuses sur la population, qui est obligé de dépenser plus pour ses déplacements.
« Les habitants saluent les travaux déjà entrepris et expriment leur reconnaissance envers le Chef de l’État, qui du reste y a effectué une visite dernièrement à leur grande satisfaction. Néanmoins, ils recommandent à ce que l’obstacle relatif au déplacement de la conduite de la REGIDESO soit levé avant le retour des fortes pluies. Car l’état actuel de cette route impacte négativement le cout de transport. En effet, il y a hausse de coût de transport à tel enseigne que de pascal au-delà du pont, il faut payer 2 500 francs congolais, par personne, pour une moto à deux pneus, le jour et 3 500 francs congolais la nuit. Cette situation pénalise plusieurs familles, du reste à revenu modeste, et surtout les élèves et les petits commerçants », a expliqué Me Georges Kapiamba, pour qui la réhabilitation complète de la route Mokali va mettre fin au calvaire que vivent actuellement les habitants de la Tshangu.
En conclusion, la réhabilitation complète de cet axe routier, contribuerait à améliorer les conditions sociales de plusieurs habitants du district de la Tshangu qui y espèrent beaucoup d’autant plus que la construction et/ou la réhabilitation des infrastructures de base font partie du second mandat des engagements du Président de la République, Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Tout en saluant les efforts déjà consentis par le Gouvernement, l’ACAJ plaide pour l’accélération des travaux des route mokali.
Par ailleurs, les moniteurs de l’ACAJ relèvent que la plupart d’ouvrages réalisés par le Gouvernement feraient l’objet de destruction méchante de la part de certaines personnes morales et physiques », a conclu l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice, à travers ce plaidoyer pour la prise en compte par les pouvoirs publics des droits sociaux et économiques de la population.
JR Mokolo
