Un sinistre dévastateur s’est produit dans la nuit du samedi 9 mars 2024, engloutissant l’entrepôt central de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de Matadi. Les flammes, dont l’origine reste mystérieuse, ont consumé une quantité considérable de matériel électoral, soulevant des inquiétudes quant à la tenue de prochaines élections en République démocratique du Congo.
Selon les premiers rapports, l’incendie a détruit pas moins de 467 Dispositifs électroniques de vote (DEV), essentiels au processus électoral. La liste de pertes s’étend à 490 batteries internes, 538 batteries externes, 96 panneaux solaires RFE 2022, ainsi que des isoloirs, urnes et groupes électrogènes. En tout, 19 catégories de matériels ont été réduites en cendres.
La CENI, dans un communiqué officiel daté du 11 mars, a exprimé sa profonde préoccupation face à cet événement tragique. Elle a appelé à une enquête exhaustive pour élucider les circonstances de ce drame et, si nécessaire, à des sanctions contre les responsables, conformément à la législation en vigueur.
Cet incident survient après un autre incendie similaire survenu en novembre 2023, à l’entrepôt de Bolobo, qui avait déjà mis à mal la confiance dans la sécurité des infrastructures électorales du pays. Alors que la CENI se démène pour évaluer l’ampleur des dégâts et les répercussions sur le calendrier électoral, la population attend avec anxiété des réponses et des garanties pour la tenue d’élections libres et équitables.
La situation actuelle pose un défi majeur pour les autorités électorales, qui doivent non seulement faire face à la perte de matériel crucial mais aussi rassurer les citoyens sur l’intégrité du processus électoral. La communauté internationale observe également avec attention, prête à offrir son soutien pour préserver la démocratie en République démocratique du Congo.
Célestin Lubo
