A l’heure où l’histoire politique de la nation s’apprête à négocier un virage décisif, l’annonce du Dialogue national par le Président de la République est devenue le centre de gravité du débat public. Face au scepticisme et à l’attentisme, le succès de cette grande opération républicaine repose désormais sur un pilier aussi crucial que fragile : la mobilisation populaire. Mais sur quels lieutenants le Chef de l’État peut-il réellement s’appuyer pour transformer cette ambition en une adhésion massive ? Au-delà de la vision présidentielle, la réussite de ce projet exige des relais d’opinion capables de quitter les cabinets ministériels pour convaincre le pays profond et redessiner le contrat social. Pour cartographier cette dynamique, notre Institut d’analyses sociopolitiques a mené une grande enquête d’opinion à l’échelle nationale. Loin des spéculations de couloir, ce sondage exclusif évalue l’ancrage populaire, la clarté du discours et la capacité de terrain des acteurs politiques. Découvrez le classement de ces dix personnalités incontournables qui ont choisi de lier leur destin à la réussite du Dialogue national.
Tony Kanku Shiku 82%
Habitué aux négociations et à la diplomatie de l’ombre, Tony Kanku Shiku a décidé de franchir une nouvelle étape en allant directement à la rencontre des forces vives du pays. Pour ce stratège, la stabilité du pays ne peut se négocier uniquement dans les salons feutrés de la capitale, mais doit s’appuyer sur une adhésion populaire massive.
À travers une série de rencontres avec la société civile, les dirigeants religieux et les groupements de jeunesse, il promet une idée force: le dialogue est l’unique arme capable de désamorcer la crise latente. En insistant sur la nécessité de mettre autour d’une même table la majorité, l’opposition et les forces sociales, Kanku Shiku cherche à légitimer une démarche qui suscite encore des réticences chez certains opposants politiques, méfiants face à toute initiative issue de la mouvance présidentielle. C’est d’ailleurs la quintessence de l’imposant meeting tenu le dimanche 1er novembre 2026 au stadium YMCA-YWCA par Tony Kanku Shiku en présence de nombreux militants de son parti Adesco venus de toutes les communes de la ville de Kinshasa.
Guy Loando Mboyo 78%
Ministre d’État en charge des Relations avec le Parlement, Guy Loando s’est imposé ces dernières semaines comme le principal artisan de la mobilisation populaire en faveur du Dialogue national, une initiative cruciale pour l’avenir immédiat du pays.
Loin des salons feutrés de la capitale, ce leader politique a choisi d’aller directement à la rencontre des forces vives de la nation. De Kinshasa aux coins les plus reculés, Guy Loando Mboyo multiplie les rassemblements de masse, les conférences et les échanges directs avec la société civile, les chefs coutumiers et la jeunesse. Son message est sans équivoque: face aux défis existentiels de la RDC, l’unité nationale n’est plus une option, mais un impératif patriotique.
Gentiny Ngobila 75%
L’Alliance des Congolais Progressistes –ACP- affiche son soutien à l’initiative de Dialogue national annoncée par Félix-Antoine Tshisekedi. Réunis le samedi 29 août 2026 au siège du parti lors d’une grande matinée politique, cadres, militants et responsables des différentes structures de l’ACP ont consacré leurs échanges à l’actualité politique nationale et à la consolidation interne du parti. Son président national et initiateur, le sénateur Gentiny Ngobila Mbaka, a profité de cette tribune pour réaffirmer l’engagement de sa formation aux côtés du Chef de l’État, particulièrement dans sa recherche de la paix et de la cohésion nationale.
Revenant sur le Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État annoncé par le Président de la République, Gentiny Ngobila a encouragé cette démarche et appelé les Congolais à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation.
Augustin Kabuya 70%
C’est une véritable démonstration de force politique qui s’est jouée dans les rues de la capitale. À l’appel d’Augustin Kabuya, secrétaire général et président intérimaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS/Tshisekedi-, des milliers de militants et de sympathisants de la majorité au pouvoir ont déferlé sur le boulevard Lumumba. L’objectif principal de cette mobilisation massive était sans équivoque: sceller le soutien populaire en faveur du Dialogue national, des institutions de la République et du processus référendaire initié par le chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Patrick Muyaya 63%
Le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, multiplie les initiatives pour mobiliser la population autour du projet de Dialogue national. Face aux défis majeurs qui secouent le pays, le ministre tente d’imposer l’idée d’une table ronde inclusive comme l’unique voie de salut pour cimenter la cohésion nationale. Depuis plusieurs semaines, le porte-parole du gouvernement a intensifié ses interventions publiques. Des plateaux de télévision aux rencontres avec la société civile, en passant par une campagne numérique agressive, Patrick Muyaya s’est donné pour mission de convaincre une population congolaise parfois sceptique ou fatiguée par les promesses politiques.
Pour le ministre, ce dialogue ne doit pas être perçu comme un simple arrangement entre élites politiques pour le partage du pouvoir, mais bien comme un forum populaire et citoyen. Son objectif avoué est de transformer ce grand rendez-vous en un sursaut patriotique où chaque Congolais se verra investi d’une responsabilité historique.
Jean-Pierre Lihau 63%
Au moment où la RDC traverse une zone de turbulences politiques et sécuritaires majeures, Jean-Pierre Lihau Ebua, vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, a lancé une vaste campagne de mobilisation populaire pour soutenir l’initiative d’un dialogue national perçue comme l’ultime rempart contre l’implosion.
C’est devant une agora compacte, composée de cadres de l’administration, de dirigeants de la société civile et de mouvements de jeunesse, que Jean-Pierre Lihau a explicité sa démarche. Loin des postures partisanes, le vice-Premier ministre a troqué ses habitudes de réformateur de l’État pour enfiler ceux de rassembleur.
Samuel Kabuya 58%
Acteur engagé de la société civile et stratège politique, Samuel Kabuya s’est lancé dans un véritable marathon citoyen. Son objectif: mobiliser massivement la population en faveur d’un Dialogue national, perçu comme l’unique voie de sortie pour surmonter les crises multiformes qui traversent le pays. À travers une série de meetings populaires, de tribunes libres et de rencontres de proximité, il est en train de réussir un pari audacieux: ramener le débat public des salons feutrés de la capitale directement au cœur de la rue.
Pour Samuel Kabuya, le constat est sans appel: aucune réforme institutionnelle, aucune stabilité durable ne peut se construire sans l’aval et la participation active du peuple. Face au scepticisme d’une frange de la population habituée aux promesses non tenues, il déploie une rhétorique de proximité, teintée de pragmatisme et d’urgence.
Nefertiti Ngudianza, 53%
Dans l’effervescence des grands jours, les artères principales de la province du Kongo-Central résonnent d’un mot d’ordre unique: l’unité nationale. À la manœuvre de cette communion populaire, Nefertiti Ngudianza Bayokisa ne ménage aucun effort. De Matadi à Mbanza-Ngungu, en passant par les territoires les plus reculés, l’élue nationale enchaîne les réunions populaires, les tables rondes avec la société civile et les audiences avec les chefs coutumiers.
Son objectif est clair: briser la méfiance populaire à l’égard de la classe politique et faire comprendre à chaque citoyen que le Dialogue national à venir n’est pas un simple arrangement entre les élites de Kinshasa, mais une opportunité historique de refonder le contrat social congolais.
«Le Dialogue n’est pas une faiblesse, c’est l’arme des forts pour préserver la paix et l’intégrité de notre nation », martèle-t-elle devant une foule compacte réunie sous un soleil de plomb.
Fani Bomandeke 50%
Fanny Bomandeke Imenga, chargée de missions du Chef de l’État pour la zone Grand-Nord/Grand Équateur et présidente du Parti Socialiste, Démocrate et Écologique –PSDE-, multiplie les initiatives pour pousser la population à s’approprier ce grand rendez-vous républicain.
Dans un contexte politique marqué par des débats intenses sur l’avenir des institutions, la cohésion nationale et les défis sécuritaires à l’Est, cette leader d’opinion, également à la tête de l’ASBL Génération Fatshi, bat le rappel des troupes. Son leitmotiv est clair: transformer les attentes de la base en propositions concrètes pour la refondation de l’État.
Me Samuel Mbemba 43%
Le ministre Samuel Mbemba Kabuya Tanda se positionne comme l’un des fervents défenseurs de la réforme constitutionnelle en RDC, en s’appuyant sur son concept novateur de «consensus différé». Selon lui, les failles et les ambiguïtés de l’actuelle Constitution de 2006 freinent le développement national, la consolidation de la paix et la protection efficace des droits humains. Il soutient que la classe politique congolaise dans son ensemble, qu’elle soit aujourd’hui au pouvoir ou dans l’opposition, a déjà reconnu à un moment ou un autre de l’histoire du pays la nécessité de modifier ce texte fondamental. Pour le ministre des Droits humains, cette convergence d’idées à des époques différentes légitime le projet de refondation de l’État, indispensable pour adapter les institutions aux réalités et aspirations du peuple congolais.
Pour matérialiser ce changement, Samuel Mbemba insiste de manière cruciale sur la voie du dialogue national et de l’inclusion démocratique. Il refuse l’idée d’une révision unilatérale ou imposée, affirmant que le processus doit appartenir pleinement au peuple en tant que souverain primaire, et non se résumer à de simples tractations entre acteurs politiques.
Conclusion
Ce sondage d’opinion met en lumière les visages et les forces politiques de premier plan qui portent, aux côtés du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi, la campagne pour la réforme institutionnelle et la recherche d’un consensus national. L’adhésion de ce Top 10 témoigne d’une volonté partagée au sein de la majorité de doter le pays d’une Loi fondamentale jugée plus adaptée aux défis contemporains, notamment sécuritaires et souverains.
Les données de cette enquête révèlent deux dynamiques majeures : les leaders répertoriés dans ce classement s’imposent comme les principaux relais d’opinion, capables de mobiliser leurs bases respectives autour d’un projet politique majeur.
Au-delà des positionnements de la majorité, l’appel au Dialogue national et au changement de la Constitution reste un sujet hautement stratégique. Le principal enjeu pour ces acteurs politiques consistera désormais à transformer ce soutien partisan en une adhésion populaire large et inclusive, tout en répondant aux attentes pressantes de la population concernant la paix à l’Est et l’amélioration du social.
Ce baromètre confirme ainsi que la trajectoire des réformes institutionnelles en RDC dépendra fondamentalement de la capacité de ces dix figures de proue à maintenir la mobilisation et à dialoguer avec l’ensemble des forces vives de la Nation.
Echos d’opinion
