Les deux têtes couronnées de l’UDPS à savoir, Augustin Kabuya et Deo Bizibu, ont fini par fumer le calumet de paix. L’anarchie caractérisée par le bicéphalisme du parti présidentiel n’a nullement honoré son leadership. Pour oublier le passé, tout le monde a décidé d’aller de l’avant en regardant dans la même direction.
A cet effet, les oiseaux de mauvais augure qui prédisaient l’hécatombe du parti présidentiel doivent vite déchanter. Nulle autre que l’UDPS ne pouvait occuper si solidement l’arène du pouvoir, nonobstant ses querelles intestines. Le parti du sphinx de Limete d’heureuse mémoire, a su survivre, à l’instar de son géniteur, à tous les soubresauts de quelle que nature que ce soit. La dernière crise ne pouvait donc pas l’ébranler.
Unie, elle devient plus forte que jamais. Quoiqu’il soit, l’UDPS a toujours réaffirmé sa loyauté envers Félix Tshisekedi. Au cours d’une réunion stratégique, tenue hier mardi 30 septembre à son siège de Limete, une page a été tournée.
Les deux rivaux au secrétariat général de l’UDPS en l’occurrence, Augustin Kabuya Tshilumba et Déogratias Bizibu Balola, se sont mis d’accord pour la tenue d’un congrès extraordinaire de ce parti présidentiel au plus tard le 14 décembre prochain.
Il en résulte de cette rencontre que les deux hauts cadres de l’UDPS vont animer une grande matinée politique de réconciliation, samedi 4 septembre prochain au siège dudit parti. L’objectif est de permettre à la base de ce grand parti de retrouver sa stabilité. Un geste hautement symbolique qui devra cimenter la stabilité à toutes les instances dudit parti. La perspective de ce forum devait mettre tout le monde d’accord sur la personne habilitée à occuper le poste de secrétaire général.
Entretemps, Kabuya et Bizibu se sont engagés à travailler loyalement pour la restauration de l’unité et de la fraternité entre tous les combattants et cadres de l’UDPS pour préparer et organiser ce congrès.
Il sied de rappeler que la crise à l’Est appelle une nouvelle lecture de l’ordre politique en perspective. Plus rien ne sera comme avant. Les partis qui n’auront pas d’ancrage réel sur le terrain seront appelés à disparaître. Dans cette configuration politique, l’UDPS qui a symbolisé la lutte de l’opposition et aujourd’hui au pouvoir, ne pouvait s’y engager en ordre dispersé.
Il était donc temps de saisir le taureau par les cornes et fédérer toutes les énergies afin de redonner à ce parti son ampleur d’antan. Surtout que derrière ce conflit, beaucoup de partis ont cherché à tirer leur épingle du jeu en semant la zizanie par l’instrumentalisation de certains cadres. Ils se retrouvent pris dans leur propre piège depuis cette annonce de réconciliation.
La Pros.