Conformément aux orientations de la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, le Ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a franchi une nouvelle étape dans la campagne de vulgarisation des résolutions reconnaissant les génocides commis en République Démocratique du Congo. Le jeudi 20 novembre 2025, il s’est rendu au siège national de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) pour une rencontre avec son Président et Représentant légal, le Révérend-Docteur André-Gédéon Bokundoa. Cette visite s’inscrivait dans le but de présenter officiellement, au Représentant légal de l’ECC, les deux résolutions historiques et solliciter l’implication de cette puissante institution religieuse dans leur diffusion à l’échelle nationale.
La rencontre, qui s’est tenue dans une atmosphère solennelle, a duré près d’une heure. Un temps durant lequel les deux personnalités ont échangé en profondeur sur la portée de cette avancée significative. Il s’agit de la reconnaissance, par la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) et la Société civile africaine, des crimes de génocide perpétrés en RDC par le Rwanda au cours des trois dernières décennies. Un combat de longue haleine qui trouve aujourd’hui une première consécration sur la scène continentale.
Une mission instruite par le Gouvernement
Au sortir de cet entretien, le Ministre des Droits humains a tenu à éclairer l’opinion sur la démarche du Gouvernement. D’une voix posée mais ferme, Me Samuel Mbemba Kabuya a expliqué le sens de sa visite.
« J’avais sollicité ce rendez-vous auprès du Révérend-Docteur Bokundoa, Président national de l’Eglise du Christ au Congo. L’audience a eu lieu aujourd’hui afin de lui remettre les deux résolutions reconnaissant les génocides congolais au niveau international. Il était de mon devoir de venir auprès du père de l’Église pour lui transmettre ces deux résolutions, conformément aux instructions de la Première Ministre, cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, qui a demandé qu’elles soient connues de tout le peuple congolais », a-t-il déclaré.
Le fruit d’un combat collectif
Le Ministre a souligné que cette victoire diplomatique est l’aboutissement d’un effort collectif, mené au plus haut sommet de l’Etat. Il a rendu un hommage appuyé au Président de la République pour son leadership dans ce dossier capital.
« Il s’agit du premier résultat du combat initié par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, pour la reconnaissance du génocide que notre pays a subi. C’est un travail collectif, l’Église l’avait déjà commencé, et nous, dans la volonté du Chef de l’Etat qui nous a nommés, nous avons rejoint ce combat », a-t-il précisé, reconnaissant ainsi le rôle précurseur joué par les forces vives de la nation, y compris les confessions religieuses.
Dans cette dynamique, Me Samuel Mbemba Kabuya n’a pas manqué de louer l’implication personnelle de la Distinguée Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, particulièrement engagée sur la question de la réparation en faveur des victimes, notamment à travers des structures comme la CIA-VAR (Commission interinstitutionnelle d’appui aux victimes des guerres d’agression et autres conflits) et le FONAREV (Fonds National des Réparations des Victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité).
Un appel à l’appropriation par tout le peuple
La remise de ces documents est le début d’une phase essentielle : l’appropriation de cette reconnaissance par l’ensemble de la population congolaise. Le Ministre a donc lancé un appel vibrant au Président de l’ECC, dont l’institution représente des millions de fidèles à travers le pays.
« Je remercie donc le Révérend Docteur Bokundoa pour cette audience. Je lui demande, dans la mesure du possible, que toutes les Églises du Christ au Congo soient informées de ces deux résolutions, afin que tout notre peuple se les approprie », a-t-il conclu.
La Pros.
