C’est ce qui ressort de la déclaration déposée à notre organe de presse sous la signature de cette personnalité politique de haut rang jouissant d’une très riche et longue expérience en matière de la gouvernance du pays pour avoir été tour à tour :
- Membre influent du Comité Directeur du M.P.R. du Maréchal MOBUTU, Avocat de profession, Commissaire du peuple, Conseiller de la République, Vice-Ministre de l’intérieur et de la Sécurité du Territoire, Vice-Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Président du Parti national DP-RDC, Chevalier de l’ordre national du Leopard (Dignitaire d’Etat), Ecrivain auteur du Pouvoir constituant en RDC de Kasa-Vubu, Mobutu à Kabila ;
- Membre influent de plusieurs forums politiques en République Démocratique du Congo CNS, Dialogue Inter- congolais de Sun City, concertations nationales du Palais du peuple, concertations nationales de 2013, dialogues politiques global et inclusif de Saint Sylvestre de la CENCO,
- Membre influent de plusieurs missions officielles dont parlementaires en RDC Congo (Enquête parlementaires à Mbanza Ngungu en province du Kongo Central, enquête à Mbuji-Mayi au Kasai-Oriental, enquête à Bukavu sur questions de nationalité et d’érection des entités administratives de Kasha, Bunyakiri et Minimbwe en territoires autonomes, enquête sur crash aérien de Ndolo à Kinshasa), en Afrique (Congo-Brazza, Gabon, Lybie, Tunisie, Sénégal, Afrique du Sud, Egypte), en Europe (Grèce, Belgique, France, UE), USA (Congrès, Département d’Etat, ONU, FMI, Banque Mondiale).
Déclaration que nous publions ici intégralement nous saluons chaleureusement l’acceptation d’un dialogue inclusif annonce par le Chef de l’Etat Félix Antoine TSHISEKEDI TSHOLOMBO.
Et pour causes :
- Raison fondamentale : SALUS POPULI PRIMA LEX
La vie du peuple est la première loi disaient les Romains.
Et en cas d’espèce la vie du peuple congolais en général et celle d’une partie du peuple vivant à l’Est du Congo étant en péril par les guerres récurrentes sous figures variées tour à tour AFDL, RCD, CNDP, M23/AFC force est de recourir au dialogue qui par négociation entre congolais avertis, mettra fin à cette guerre.
- Du dialogue
Le dialogue est le meilleur mode de résolution des conflits aussi bien au niveau international entre des Etats en conflit qu’au niveau des pays en conflits locaux intercommunautaires.
Dans notre pays le dialogue forme une tradition.
III. De la tradition
Depuis son accession à l’indépendance et à la souveraineté nationale, notre pays a connu et connait encore de nos jours plusieurs conflits relatifs au leadership et à la direction du pays tendant à la balkanisation du pays.
Alors pour mettre fin à ces conflits dont les rebellions, le pays a recouru souvent aux dialogues politiques inclusifs regroupant les parties autour d’une table ronde ou carrée. Et les dialogues ont formé ainsi une tradition politique salvatrice. Les exemples abondent: le conclave de Lovanium, la Table ronde de Tananarive en Madagascar, la Table ronde de Bruxelles, la CNS, le dialogue inter-congolais de Sun City, du Palais du peuple, les concertations nationales de 2013, le dialogue politique global et inclusif de Saint Sylvestre de la CENCO,…
Dans la plupart des cas, les dialogues politiques ont donné lieu à des transitions politiques regroupant les ennemis d’hier, devenus co-gouvernants
- Quid de la participation des M23/AFC au dialogue inclusif
Nous estimons que les M23/AFC doivent participer au dialogue inclusif annoncé par le Chef de l’Etat et pour les quatre raisons :
- Le dialogue est inclusif c’est-à-dire qu’il regroupe toute personne morale ou physique impliquées dans la guerre sévissant à l’Est du pays ;
- Ils sont auteurs et co-auteurs de la guerre à laquelle, nous cherchons à mettre fin ;
- Au dialogue le mode de prise de décision sera le consensus. Ce qui signifie que les prétentions de chaque partie seront examinées par tous les participants acceptées ou rejetées ;
- Il y a eu la signature de la déclaration de principes entre les représentants du Gouvernement de la République Démocratique du Congo et les représentants de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFCJM23), (les parties), en appui au processus de paix, devant conduire à un accord global, avec la facilitation de l’Etat du Qatar.
- De la transition politique de 5 ans (2026-2031)
- La conférence nationale dite souveraine sous le Maréchal MOBUTU a donné lieu à une transition politique de 5 ans allant de 1992 à 1997 mettant ensemble les élus du peuple et les autoproclamés (H.C.R.-P.T),
- Quoi qu’il ait pris le pouvoir par un coup d’Etat, Mzee Laurent KABILA a dû créer un Parlement (Assemblée constituante et législative (ACL-PT) 2000-2003 ;
- Le dialogue de Sun City tenu en Afrique du Sud a créé une transition politique de 3 ans allant de 2003-2006 (1+4). C’est sous le régime de Joseph KABILA.
En cas d’espèce quel est le sort des élus de dernières élections présidentielles, législatives nationales, provinciales, municipales et locales.
- Du sort de Président de la République, Députés nationaux, Sénateurs, Députés provinciaux, Conseillers municipaux
Ils restent en fonction jusqu’à leurs remplacements par leurs correspondants nouvellement élus.
Mais ils peuvent être complétés par les participants désignés comme ce fut le cas dans le passé susmentionné.
Il s’agit d’une transition politique gagnant-gagnant.
VII. Conclusion
LUMUNA NDUBU conclut que le dialogue inclusif étant le prix à payer pour la paix, la stabilité, le développement, l’unité ainsi que l’intégrité territoriale de notre pays, force est de l’accepter, l’organiser et y participer en vertu du principe « la vie du peuple est la première loi » « SALUS POPULI, PRIMA LEX », diraient les Romains.
Fait à Kinshasa, le 06/02/2026
LUMUNA NDUBU
