Le Programme Alimentaire Mondial a organisé hier, jeudi 11 décembre 2025, à Fleuve Congo Hôtel, dans la commune de la Gombe, une table-ronde stratégique portant sur la résilience. Il a été question pour le PAM, durant cette activité essentielle, d’engager des échanges approfondis avec le secteur privé afin de renforcer les synergies, partager les expériences et identifier les opportunités de collaboration pour, dans un élan de mobilisation, apporter des solutions durables aux défis humanitaires et de développement. Angel Foundation, Equity BCDC, la Rawbank et la Bralima ont été parmi les parties prenantes à cette table-ronde. Durant un bref moment d’exposé, Ollo Sib, Directeur adjoint du Programme Alimentaire Mondial en RDC, a démontré la portée sociale et sanitaire de la mission de cette agence onusienne, partenaire affirmée du Gouvernement congolais sur des questions humanitaires. Depuis son implantation en RDC, le PAM a pu tisser des liens de collaboration étroits avec 28 Ministères, d’après les révélations faites lors de la table-ronde sur la résilience.
Dans son intervention, le Directeur Ollo Sib a souligné toute l’importance d’une mobilisation conséquente du secteur privé pour favoriser le bien-être des populations vulnérables en RDC. Selon ce responsable, dans un contexte de crise profonde due aux contraintes sécuritaires dans l’Est du pays, le PAM continue à travailler d’arrache-pied pour réduire l’insécurité alimentaire et apaiser sensiblement la souffrance des congolais. A la lumière de ses indications, le Programme Alimentaire Mondial s’apprête à lancer, dans les jours qui viennent, une usine de transformation des produits locaux en Ituri.
Angel Foundation en première ligne
Pour Beatrice Coly, qui a représenté Angel Foundation aux discussions, la table-ronde initiée par le PAM revêt une valeur significative dans le contexte actuel du pays. Selon elle, Angel Foundation est largement intéressée à apporter sa contribution pour promouvoir la résilience et soutenir les populations en détresse, aussi bien à Kinshasa, qu’en provinces.
‘’Aujourd’hui, nous nous sommes rencontrés avec les membres du secteur privé pour discuter de l’apport de ce secteur pour pouvoir régler les questions d’insécurité alimentaire en République démocratique du Congo, où 27 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. Pour Angel Foundation, il est très important de pouvoir contribuer à ces questions-là étant donné que cela fait partie de notre stratégie. Et, travailler avec un partenaire comme le PAM, c’est s’assurer qu’on va impacter la vie des millions de congolais et qu’on aura des résultats probants concernant le programme que nous souhaitons mettre en œuvre au niveau d’Angel Foundation et les programmes qui sont mis en œuvre également au niveau du PAM. Il y a plusieurs opportunités qui sont envisagées avec le PAM. La première est de pouvoir travailler sur des projets de résilience, notamment à la N’sele en venant en appui aux paysannes afin de s’assurer qu’il y a une autonomisation renforcée, mais aussi en s’assurant qu’il y a une valorisation de la chaîne locale en fournissant des intrants pour les cantines scolaires. Il y a un partenariat plus grand qui pourrait s’ouvrir aussi avec le Groupe Angel qui est le principal bailleur de Angel Foundation. Ce grand partenariat nous amènerait à fournir l’appui au PAM pour pouvoir, justement, fournir des intrants au niveau de la République démocratique du Congo et un appui logistique, car les besoins sont énormes. Il y a une niche de collaboration qui est disponible où le secteur privé et le PAM serait gagnant-gagnant’’, a-t-elle affirmé, au terme de l’activité. Pour elle, cette démarche épousée par sa fondation va contribuer inéluctablement à la concrétisation effective des Objectifs de Développement Durable. ‘’Pour Angel Foundation, il serait envisagé de signer un partenariat si toutes les conditions sont réunies pour apporter un soutien financier pour le projet de résilience qui est situé à Inye pour pouvoir renforcer les communautés qui sont sur place et qui vivent de l’agriculture. Pour nous, il est important de continuer à contribuer aux ODD’’, a tranché, dans un ton de satisfaction, Beatrice Coly.
Gloire Mfemfere
