(Par Mapenzi Manyebwa)
Depuis la nuit de temps, la guerre en Afrique et en RDC en particulier a été une affaire d’abord de pillage des ressources naturelles, implantation des groupes d’individus ici des pays voisins, la fragilisation du pouvoir et la protection des intérêts des géants, suivi des négociations toxiques en profitant de la crise en vue de ravitailler les industries de l’oligarchie occidentale et américaine.
Historiquement, c’est depuis 1885 à la conférence de Berlin, que cette politique et stratégique de placer la RDC comme un espace commercial et minier pour les multinationales ici de l’Europe et de l’Amérique en collaboration avec quelques dignitaires congolais et Africains a été conçue et décidée, et nous continuons presque dans la même conception des choses, c’est vrai que dans notre histoire lointaine et immédiate, il y a eu certains leaders congolais et du royaume kongo qui se sont levés pour dire non à cette conception économique et politique de notre pays par l’Occident, mais une alternative qui a souvent tourné mal pour la plupart des vaillants congolais, la majorité ont étés assassinés, trahi par leurs frères, d’autres brillés vifs pour le fait de défendre le sol et le sous sol congolais. C’est le cas de Vita Kanga, Kimpa Vita, Simon Kimbangu, E.P Lumumba, Pierre Mulele, Désire Kabila, Floribert Chebeya, Mamadou Ndala, comprenez que la liste est trop longue.
Voilà c’est qui doit constituer notre force métaphysique et physique (la maîtrise de notre histoire lointaine et immédiate, la conscience historique et politique de notre pays) pour continuer à mettre notre énergie et finance ensemble et défendre la terre de nos grands parents à travers des actions, projets et programmes dans tous les domaines possible et dans la sécurité en particulier.
C’est depuis longtemps que notre pays est menacé de l’intérieur et de l’extérieur, mais moins d’efforts sont fournis pour sensibiliser, mobiliser et animer les congolais et la diaspora congolaise à se réveiller et à se battre vigoureusement. Voilà les rôles des professeurs d’université, les artistes, les écrivains, les jeunes conscients, les mouvements citoyens, les vraies églises en RDC, les femmes leaders, les congolais en général.
Pratiquement et stratégiquement, cette guerre du M23 c’est une question dangereuse et complexe qui devrait être résolue politiquement et économiquement par des congolais sérieux avant de l’attaquer militairement.
D’où : Les intellectuels et chercheurs congolais doivent encore s’impliquer davantage pour travailler la conscience sécuritaire et patriotique des congolais et des hommes au pouvoir, sinon nous continuerons à jouer tous les jeux de l’ennemie sans le savoir.
Les agents de l’État et le gouvernement en place ont un grand rôle à jouer pour stopper cette mafia.
Les organisations de la société civile doivent s’unir partout en RDC et au Monde, pour démasquer certaines personnalités politiques et économiques congolaises qui sont de loin ou de prêt dans cette aventure meurtrière à l’Est du Congo depuis l’arrivée de l’AFDL, en passant par le RCD, CNDP jusqu’à nos jours.
Les citoyens congolais doivent être debout, suffisamment informé des causes, acteurs et conséquences de cette guerre et être actifs pour décourager cette guerre par procuration.
Nous devons avoir le courage de souligner que les stratégies et approches sécuritaires et gouvernementales de (WAZALENDO et Etat de siège) ont prouvé leurs limites, elles doivent urgemment être retravailler sur presque tous les plans pour se désolidariser avec les faux WAZALENDO et les faux gouverneurs militaires, les faux Maires de la ville policiers, etc., qui ont fait de cette guerre de l’Est du pays un fonds de commerce, avec des dégâts sur le non respect des droits humains, la prolifération des cas illicite d’exploitations et ventes des minerais dans leurs zones administratives.
La sécurité est une affaire de nous tous, chers congolais et la diaspora, agissons maintenant car demain sera tard.
Notre problème sécuritaire est claire, aujourd’hui et hier, le régime Kagame et Museveni se trouvent fort et dynamique devant les yeux des multinationales, les bailleurs de fonds et sapeurs pompiers (banque mondiale, Union européenne, ONU) car nous congolais et notre gouvernement évoluent dans une crise profonde sur le plan politique, économique et structurel.
Dans le chef de notre gouvernement congolais, Aucun idéal clair et précis pour l’avenir de notre pays dans ces plus de 24 ans, il y a moins du sérieux chez la plupart des hommes et femmes dits d’État congolais, avec une Assemblée Nationale en majorité composé des commerçants politiques, des sapeurs pompiers, des vendeurs des rêves et jeunes de courses de multinationales Européens, accompagner d’une chambre de sénat en grande partie des politiciens mobutistes de mauvais goût et membres fidèles du RCD.
Voilà le fonds de notre échec vis à vis du régime Kagame et Museveni dans cette guerre à l’Est. Il est difficile d’avoir une armée congolaise organisée et efficace, lorsque les services de sécurité nationale sont inféodés, fragilisés et infiltrés par les sapeurs pompiers, quand le gouvernement congolais est ici des hommes et femmes sans morale et éthique politique et économique, sans niveau élevé du civisme et patriotisme face aux défis gigantesques de la RDC.
La vraie solution de la guerre à l’Est du Congo, n’est pas à Nairobi, à Luanda, dans de l’EAC ou encore dans les théâtres de la SADC, non plus dans les sommets fatalistes de conseil de sécurité de l’ONU.
Nous sommes, nous même les bâtisseurs et acteurs de cette guerre à l’Est du pays, à nous les vrais solutions, surtout que notre unité politique et économique est l’une des solutions aux guerres à répétition à l’Est du Congo.
La construction et l’organisation d’un pouvoir juridique indépendant et équitable dans les quatre coins du pays est l’une des solutions aux guerres à répétition dans l’Est du Congo.
La réduction considérable des salaires et des primes exagérés des agents de la présidence de la République, à la Primature, au Sénat, à l’Assemblée nationale, des députés en général et d’autres agents ici des régies financières et des institutions publiques en RDC, est une alternative à la guerre.
L’amélioration des conditions de vie des citoyens lambda, des militaires, policiers, enseignants, infirmiers et d’autres agents de base dans ce pays est aussi une réponse à la guerre de l’Est.
La mise ne place d’une politique sociale et économique qui favorise la création des richesses en milieux ruraux, la production et transformation agroalimentaire, la création d’emplois à travers la renaissance industrielle concrète dans les grandes zones économiques en RDC c’est l’une des vraies solutions face à la guerre chronique en RDC.
La réorganisation et l’assainissement continuellement et permanent des services de sécurité et des frontières à l’Est du Congo, reste une préoccupation majeure pour réduire l’influence de la guerre par procuration dans ce pays.
Le contrôle systématique des opérateurs économiques et miniers et des politiciens émergents à l’Est du Congo doit être un projet majeur par le gouvernement central dans le processus de consolidation de la paix et de la sécurité en RDC.
Pour se faire, ces processus nécessitent une gouvernance stratégique, pragmatique, visionnaire et consciente, au niveau national, provincial et local en RD Congo pour exiger des réformes continues et visibles dans le terrain dans plusieurs structures de l’État, en commençant par solliciter la volonté politique du chef de l’État, de la première ministre et de son gouvernement d’être concrètement des leaders congolais pour le bien être social et économique du peuple.
Une grande mobilisation des ressources humaines et financières par le gouvernement congolais et les institutions publiques pour une nouvelle génération des agents de l’État et des hommes d’État en RDC.
Rappelons que malgré les multiples accords avec les complotistes de l’intérieur et de l’extérieur du pays, les vrais acteurs de la paix en RDC sont des congolais conscients et un gouvernement congolais conscient et crédible. Voilà le travail que nous devons tous faire pour vaincre la bataille de la guerre à l’Est du Congo avec des vrais enjeux politiques, économiques, administratifs, idéologies et géostratégiques.
Mapenzi Manyebwa
Écrivain et expert en santé et développement communautaire.
mapenzimanyebwa454@gmail.com
