Face au défi colossal de la mobilité dans une capitale de plus de 15 millions d’habitants, le Projet Intégré de Tramway de Kinshasa, porté notamment par le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, affirme être sur le point d’entrer dans sa phase opérationnelle. Longtemps perçu avec scepticisme et souvent relégué au rang des « projets de maquettes », cette initiative ambitionne de devenir la réponse concrète aux embouteillages monstres et à la saturation des transports en commun.
Loin des simples effets d’annonce, les promoteurs du projet mettent en avant plusieurs arguments solides pour justifier cet optimisme renouvelé. Premièrement, des « garanties énergétiques » auraient été obtenues pour assurer une alimentation électrique fiable et continue du réseau, un point crucial dans un contexte de délestage fréquent. Deuxièmement, le projet s’appuierait sur une « expertise internationale de premier plan » et des « solutions techniques innovantes », garantissant la viabilité et la modernité de l’infrastructure.
Le tramway est conçu comme la colonne vertébrale d’un futur réseau de transport multimodal pour Kinshasa. L’idée est de l’intégrer parfaitement avec les bus, les taxis-motos et potentiellement le transport fluvial sur le fleuve Congo, afin d’offrir aux Kinois des options de déplacement rapides, sûres et abordables.
« Kinshasa étouffe. Nous ne pouvons plus nous contenter de solutions palliatives. Le tramway n’est pas un luxe, c’est une nécessité pour le développement économique et social de notre capitale, » a expliqué un ingénieur proche du dossier. Le réseau prévu devrait desservir les artères principales de la ville, reliant les quartiers populaires aux centres administratifs et commerciaux.
Si la transition de la phase de planification à la construction effective reste le test ultime, l’avancement annoncé de ce projet représente une lueur d’espoir pour des millions de citoyens qui perdent chaque jour de précieuses heures dans les transports.
César Nkangulu
