(Photo d’illustration du MCLA-RDC au cours d’un point de presse devant les professionnels des médias)
La poursuite des violations graves et répétées des engagements par les rebelles de l’AFC/M23, en particulier dans la province du Sud-Kivu, continue à inquiéter l’opinion publique qui fustige cette aggravation de la crise dans cette partie du pays. Dans un communiqué publié ce mercredi 28 janvier 2026, le Mouvement Citoyen de Lutte contre les Antivaleurs pour l’Émergence du Congo (MCLA-RDC) a, par son Coordinateur Alphonse Mufariji Nestor, fustigé «la persistance de la présence armée» qui constitue également «un obstacle majeur au retour volontaire, sûr et digne des personnes déplacées internes».
Ci-dessous, l’intégralité de son communiqué.
Dénonciation des violations flagrantes des engagements par les rebelles de l’AFC/M23 au Sud-Kivu
Uvira, Sud-Kivu (RDC) mercredi 28 janvier 2026
Le Mouvement Citoyen de Lutte contre les Antivaleurs pour l’Émergence du Congo (MCLA-RDC) exprime sa vive préoccupation face à la poursuite des violations graves et répétées des engagements par les rebelles de l’AFC/M23, particulièrement dans la province du Sud-Kivu.
Malgré les annonces de retraits partiels, notamment dans la ville d’Uvira, la réalité sur le terrain demeure profondément alarmante. Les rebelles de l’AFC/M23 poursuivent leurs hostilités en s’emparant de plusieurs localités dans les territoires de Fizi et Mwenga, aggravant une crise humanitaire déjà critique dans les hauts plateaux. Ces actions compromettent gravement la sécurité des populations civiles, exposées depuis de longues années aux violences armées.
Le MCLA-RDC dénonce avec fermeté l’utilisation présumée des civils comme boucliers humains, les entraves systématiques à l’accès humanitaire ainsi que les menaces dirigées contre les acteurs humanitaires.
Ces pratiques empêchent l’acheminement de l’assistance vitale aux personnes déplacées internes et aux communautés affectées, en violation manifeste du droit international humanitaire, notamment les Conventions de Genève de 1949, leurs Protocoles additionnels, ainsi que les dispositions pertinentes du Statut de Rome de la Cour pénale internationale.
La persistance de la présence armée constitue également un obstacle majeur au retour volontaire, sûr et digne des personnes déplacées internes, tout en faisant peser de graves risques sur la stabilité régionale et la sécurité internationale, y compris avec les pays voisins de la République Démocratique du Congo.
Face à cette situation, le MCLA-RDC appelle instamment les Nations Unies, la MONUSCO, le Conseil de sécurité, l’Union africaine et l’ensemble des partenaires régionaux et internationaux à renforcer les mécanismes de protection des civils, à garantir un accès humanitaire sans entrave et à exiger le respect strict des engagements pris.
L’impunité ne saurait prévaloir lorsque la vie, la dignité et les droits fondamentaux des populations civiles sont menacés.
Car notre silence est un crime et preuve de complicité.
Fait à Uvira
Pour le MCLA-RDC
ALPHONSE MUFARIJI Nestor
Coordinateur
+243 970557322