La guéguerre de leadership pour le contrôle de l’UDPS a fini par l’affaiblir. Les divergences au sommet n’ont pas épargné la base du parti présidentiel voire ses délégués dans les institutions. La crise autour de la redevance de 10% a cristallisé la rivalité entre le secrétaire général en exercice, Augustin Kabuya et celui désigné par la Convention Démocratique du Parti (CDP), Deo Bizibu.
Dans sa contre-attaque, ce dernier a rejeté l’appel de Kabuya en dénonçant une tentative de manipulation de l’opinion publique. Pour cette aile dissidente de l’UDPS, Kabuya est sans fonction officielle dans les organes dudit parti et ne saurait se prévaloir d’une quelconque instruction du Chef de l’État.
Après l’échec de toutes les tentatives de réconciliation de ce parti considéré au début du 1er mandat de Tshisekedi comme le fer de lance de la majorité présidentielle, l’UDPS ressemble, ni plus ni moins, à un épouvantail.
Face aux enjeux qui s’annoncent, Félix Tshisekedi préfère se retourner vers l’Union sacrée où l’UDPS a perdu de son influence. L’autorité de référence de cette plateforme préfère piloter personnellement les initiatives de l’Union sacrée que de s’attarder sur le conflit au sein de son propre parti.
A cet effet, le samedi 30 août prochain, l’Union sacrée tiendra son 2ème congrès au Centre Culturel d’Afrique. Ce forum se tient dans le contexte d’un accord signé à Washington entre Kinshasa et Kigali. Puis, les pourparlers de Doha qui accoucheront d’un accord après la signature de la déclaration de principes.
C’est dire que la RDC va se muer à une nouvelle configuration politique. Il faut pour ce faire, des leaders de la plateforme présidentielle à la hauteur des enjeux. L’Union sacrée doit porter l’étendard de la plateforme présidentielle du dialogue en gestation appelé à remodeler le fonctionnement des institutions. Nul n’est besoin de rappeler que c’est l’occasion des intrigues diverses et des coups bas.
S’y engager avec un leadership faible, c’est prêter le flanc aux adversaires. Il y a également le rapprochement entre Martin Fayulu et Tshisekedi qui entre en jeu. Le leader de Lamuka a lancé un appel au Camp de la patrie pour sauver le pays du risque de la balkanisation.
C’est dire que l’enjeu est de taille où les querelles de repositionnement du genre celle vécue à l’UDPS n’ont pas sa place. L’UDPS ne saurait nullement s’imposer comme parti présidentiel au regard des tares de bicéphalisme qui le caractérise actuellement.
Cependant, contrairement aux autres partis politiques et malgré le bicéphalisme qui le caractérise, l’UDPS continue de réaffirmer son soutien indéfectible à Félix Tshisekedi.
La Pros.