A moins d’une semaine de la rentrée parlementaire, la tempête qui a failli secouer le Parlement a vite été maitrisée. L’ordre a été rétabli au moment où certains politiciens, en mal de repositionnement, ont cherché à en faire leurs choux gras. L’issue de la rencontre interinstitutionnelle a permis de rassurer les différentes parties et surtout, de calmer les esprits surchauffés.
Certains députés voulaient faire de cette rentrée parlementaire une occasion pour déstabiliser le Parlement par des pétitions visant les bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat. Entretemps, le pays fait face à l’instabilité à l’Est notamment, à Uvira, siège provisoire de la province occupée du Sud-Kivu.
Cette session budgétaire intervient dans un contexte de tensions politiques et de persistance de l’insécurité dans certaines régions de l’Est congolais. C’est un budget qui doit est capable de relever les défis avec l’avènement d’un nouveau ministre qui a promis le double du budget actuel.
Dans cette campagne de déstabilisation orchestrée par ses propres fils au sein de la majorité présidentielle, se sont joints des mains noires qui n’entendent que la dégringolade des institutions de la République pour crier victoire. Une fois de plus, ils ont tiré à terre.
En pareille circonstance, tout le monde devient donneur des leçons à l’instar de l’affaire de 13 parlementaires interpellés pour avoir tenté de paralyser le Parlement. Curieusement, c’est l’opposition qui vient à leur rescousse non pas parce qu’elle adhère à leur démarche, mais seulement pour déstabiliser les institutions.
Il est vrai que la réduction du train de vie des institutions et de leurs animateurs ne fait plaisir à tout le monde en l’occurrence, les principaux bénéficiaires. Pourtant, c’est un mal nécessaire dans la situation d’agression que traverse la République Démocratique du Congo. Il est plus important de penser aux conditions de travail des hommes sous le drapeau afin d’obtenir des résultats escomptés.
Il n’est donc pas question de chercher des boucs émissaires pour justifier une quelconque situation. La rentrée scolaire et la rentrée académique appellent des réponses adéquates aux engagements du Gouvernement avant de parler des autres catégories sociales dont les médecins.
Les parlementaires qui se recrutent, pour la plupart, dans la plateforme présidentielle devaient en principe mieux comprendre ce problème plutôt que d’être à l’origine de la crise. Quoi qu’il en soit, le Président de la République s’attend à une rentrée parlementaire qui préserve la souveraineté à travers les discours et l’intégrité territoriale du pays et surtout les droits humains, ainsi que la sécurité des populations à l’Est.
La Pros.