La classe politique actuelle n’est nullement comparable à celle des années 60. Les pères de l’indépendance avaient fait bloc contre le colonisateur. Ils n’étaient pas de la même obédience politique car, issus de différentes tendances. Mais, pour l’indépendance, ils ont, à l’unisson, dit non aux Belges. Toute tentative de division ou de corruption était d’avance vouée à l’échec.
La République démocratique du Congo va sous peu fêter le 64èmeanniversaire de son indépendance. Beaucoup de pays de ces années 60, ont marqué des points en consolidant, tant bien que mal, leur économie et en redorant leur prestige. La RDC, par contre, est devenue la risée de tout le continent par l’image qu’offrent ses leaders. La politique est loin d’être un apostolat pour le politique congolais. C’est la voie la plus certaine pour s’enrichir. Il faut donc y être absolument jusqu’à ce que la mort survienne.
Cette soif éhontée du pouvoir n’appelle pas démission ou retraite. C’est comme cela qu’on voit la classe politique qui a accompagné le régime du Feu Maréchal dans la gabegie des deniers publics, se succéder à tous les régimes après Mobutu. Ils sont présents finalement avec Félix Tshisekedi. Ils appartiennent à toutes les majorités présidentielles. Conséquence : l’inconstance politique caractérisée.
Depuis près de 30 ans, l’Est de la RDC n’a pas connu véritablement la paix. Les pays voisins sont à l’origine de cette situation mais savent toujours trouver des Congolais à même de légitimer leur basse besogne. C’est bien malheureusement l’héritage que les caciques de différents régimes ont légué à la nouvelle classe politique.
Pas étonnant que les Congolais se précipitent à rejoindre le M23. Peu importe la coloration donnée à ce mouvement armé. L’essentiel pour ces Congolais, s’enrichir à tout prix et ce, au mépris même du sang de Congolais qu’ils font couler à flot par leur complicité.
L’Alliance Fleuve Congo (AFC), allié du Mouvement du 23 Mars (M23), enregistre de nouvelles adhésions. Deux cadres du PPRD de Joseph Kabila ont rejoint Corneille Nangaa, un des hommes de valeur de la RDC qui a eu à diriger une institution citoyenne d’appui à la démocratie.
Henry Magie Walifetu et Yannick Tshisola, se sont rendu compte que le PPRD est en perte de vitesse depuis l’avènement de Tshisekedi. L’espoir d’un éventuel come-back au pouvoir s’est finalement envolé. Il fallait donc se trouver un job pour ne pas mourir de faim. Le M23 devient ainsi une opportunité. Cet élan va se poursuivre au fur et à mesure que les animateurs des institutions du pays seront désignés. A qui donc le prochain tour ?
La Pros.