L’association des Universités et instituts supérieurs catholiques au Congo, ASUNICACO, organise un grand évènement au sein de l’université catholique du Congo, sur son site de Limete sur le thème : « L’enseignement supérieur catholique au service du développement humain intégral. Les activités prendront quatre jours, à dater du jeudi 2 mai 2024».
Dans le but de créer un cadre de réflexion scientifique pour améliorer la gouvernance universitaire et de renforcer le rayonnement d’un enseignement de qualité tant dans les établissements publics que privés comme le requiert le plan stratégique 2022-2026 de l’ESU, mais aussi par souci de promouvoir en milieu universitaire les valeurs de respect de la dignité humaine, d’assiduité au travail, de conscience professionnelle, de discipline, de rigueur, de transparence, d’équité et d’honnêteté ; la communauté des instituts supérieurs et universitaire de l’Eglise catholique sous la dénomination d’ASUNICACO, dirigée par le Recteur de l’université catholique du Congo, organise un évènement grandiose au campus de l’université catholique du Congo dans la commune de Limete.
Cette ouverture a été peinte par la participation de hauts responsables de l’Eglise Catholique au Congo comme le Cardinal Fridolin Ambongo, Mgr Fulgence Muteba, Mgr Marcel Utembi, l’Archevêque de Kisangani, Mgr Yevchuk, chargé d’affaires de la Nonciature en RDC, ainsi que d’autres représentants et cadres des instituts supérieurs et universitaires de l’Eglise Catholique. Le Cardinal Tolintino De Mendonça, préfet du Dicastère pour la culture et l’Education était aussi de la partie avec les représentants du Gouvernement, le directeur de cabinet du ministre de l’ESU et celui de l’UNESCO.
L’objectif général poursuivi est de dégager des pistes susceptibles d’aider les établissements d’enseignement supérieur catholiques à être des laboratoires d’humanisation, où foi et raison s’embrassent. A cet effet, comme objectifs spécifiques, il sera utile de revenir sur les fondamentaux de l’éducation d’orientation catholique, d’attirer l’attention sur le financement et l’autonomisation des établissements d’enseignement supérieur catholique, sur l’intérêt à s’approprier les outils NTIC pour l’optimisation de la qualité de leurs services, et sur l’insertion professionnelle des jeunes diplômés ballotés par le chômage à l’issue de leur cursus universitaire, a indiqué le Professeur Abbé François Yumba, secrétaire général académique de l’université catholique du Congo et secrétaire de l’ASUNICACO.
Ce colloque entend jeter un regard rétrospectif sur le système éducatif du passé précolonial, colonial et postcolonial, pour évaluer l’apport des universités et instituts supérieurs catholiques à la formation intégrale de la personne humaine, pour repenser leur contribution actuelle à l’émergence d’une Elite acquise à la haute culture scientifique et imprégnée des grandes valeurs inspirées par l’évangile. Une telle démarche tient au sentiment inachevé qui découle de la recrudescence des antivaleurs comme la corruption, la malhonnêteté, le tribalisme couplé de népotisme, la tricherie, etc. parce qu’ils ont aussi la mission de donner des réponses à ces problèmes de société. Les établissements d’enseignement supérieur catholique congolais doivent saisir le taureau par les cornes, et s’investir à façonner un type d’homme, utile aussi bien à la société qu’à l’Eglise, a-t-il rappelé le secrétaire de cette structure dans ses mots d’ouverture.
Le Révérend Père Muhigirwa Ferdinand a répondu dans une interview en ces termes : « L’Eglise catholique a une grande place dans l’histoire des universités en République démocratique du Congo car la naissance des universités au Congo a comme berceau, l’Eglise catholique avec la première université, Lovanium « université catholique », qui a commencée à Kisantu au Kongo Central. C’est avec l’Eglise catholique que cette initiative a été conduite à l’université de Kinshasa ».
Donc, nous devons conjuguer les efforts que ce soit les universités publiques que les universités catholiques, pour bâtir ce pays afin de devenir plus beau qu’avant comme le dit l’hymne national, parce que pour avancer, les pays développés n’ont pas d’abord besoin des minerais mais ce que ce qu’on appelle le « Mindset », a-t-il insisté.
Abed-négo Ibanda
