La République démocratique du Congo poursuit sa marche vers la modernisation de son agriculture. Une nouvelle étape a été franchie mercredi 20 mai 2026 à Kinshasa avec la validation des études d’aménagement des périmètres hydroagricoles et des termes de référence des études complémentaires du Projet d’Appui au Développement des Chaînes de Valeur en soutien au Programme de Transformation de l’Agriculture (PADCV-PTA).
Organisé à l’hôtel Sultani River, cet atelier technique a réuni plusieurs acteurs institutionnels autour d’un même objectif : poser les bases d’une agriculture moderne, productive et durable capable de soutenir le développement rural en RDC.
Les travaux ont été ouverts par Grégoire Mutshail Mutomb, en présence des représentants du Fonds Social de la République démocratique du Congo, du ministère du Développement rural, des experts techniques ainsi que du Conseiller principal du Chef de l’État chargé de l’Agriculture et du Développement rural.
Au cœur des échanges : la nécessité de renforcer les infrastructures hydroagricoles afin d’améliorer la production agricole dans plusieurs zones stratégiques du pays.
Pour Philippe Ngwala Malemba, cette validation constitue bien plus qu’une simple formalité administrative. Elle représente une étape décisive dans la mise en œuvre d’une politique agricole structurée et adaptée aux réalités du monde rural congolais.
Selon lui, les études validées permettront de garantir des interventions techniques cohérentes et durables pour l’aménagement des périmètres agricoles et la valorisation des bas-fonds dans les zones ciblées par le projet.
Cette démarche traduit également la volonté des autorités congolaises de miser sur une agriculture mieux planifiée, reposant sur des données fiables et des études techniques solides afin d’éviter les improvisations souvent à l’origine des faibles performances du secteur agricole.
Financé par la Banque africaine de développement et coordonné par le FSRDC, le PADCV-PTA s’inscrit dans la vision du président Félix Tshisekedi axée sur « la revanche du sol sur le sous-sol ». Une vision qui vise à faire de l’agriculture un moteur de croissance économique, de création d’emplois et de sécurité alimentaire.
Le projet intervient particulièrement dans plusieurs pôles agricoles stratégiques du Kongo Central, notamment Inkisi, Tshela, Kimpese, Mbanza-Ngungu, Lukala et Boma. Ces zones sont considérées comme des espaces prioritaires pour le développement des chaînes de valeur agricoles et la transformation locale des produits.
À travers ce programme, le gouvernement congolais ambitionne également de développer des infrastructures de stockage et de transformation afin de réduire les pertes post-récolte et d’améliorer les revenus des producteurs locaux.
Au-delà des aspects techniques, cet atelier marque surtout une volonté politique de transformer durablement le secteur agricole congolais. L’aménagement des périmètres hydroagricoles apparaît désormais comme un levier essentiel pour accroître la production, renforcer la résilience des communautés rurales et stimuler les économies locales.
Bosco KIAKA
