Il faut remonter aux années 74, sous le règne de Feu Maréchal Mobutu, pour voir l’ancien Zaïre attirer autant la communauté internationale. En ce temps, c’était sous la guerre froide ; aujourd’hui c’est sous l’influence de la Chine, des Usa et de l’Ue en quête des terres rares, des minerais critiques, des zones d’influence. La République démocratique du Congo constitue l’une des cibles pour ses ressources diversifiées.
Ce sont les retombées d’une diplomatie agissante pour la RDC qui est parvenue à renverser la vapeur après une trentaine d’années d’instabilité dans sa partie orientale. Désormais, dans tous les forums internationaux, la crise congolaise est évoquée. L’avènement de Trump a permis à la RDC de marquer davantage sa présence sur la scène internationale.
En réalité, ce 2èmemandat de Donald de Trump est le fruit des contacts entrepris avec certains de ses collaborateurs lors de son premier mandat. Son 2ème mandat a symbolisé le couronnement de ces efforts. Il a donc fallu de la patience à tout le monde.
Ceux qui n’ont pas compris la stratégie de Félix Tshisekedi ont évoqué le gaspillage des ressources de l’Etat sans retombées. Le présent nous démontre le contraire des discours développés par les vendeurs de vent de tout bord : une race de politiciens que la RDC compte à profusion.
Qui aurait cru qu’un président américain s’intéresserait autant à la crise congolaise alors que le Rwanda avait le vent en poupe dans toutes les chancelleries occidentales ? Personne n’a cru aux initiatives de Tshisekedi.
En effet, avec la nouvelle agression du Rwanda, les congolais qui avaient perdu les carrés miniers leur offerts à titre gracieux par Joseph Kabila, ont vite rejoint le M23 en vue de rééditer l’exploit des agressions antérieures à la solde de l’ennemi. Conséquence, l’AFC de Nangaa, Sauvons le Congo de Kabila, des aigris politiques de la diaspora congolaise… chercheront à donner une connotation congolaise à cette nouvelle invasion du Rwanda.
Un cirque auquel toutes les chancelleries étaient habituées, mais auraient fait, pour le besoin de la cause, la sourde-oreille. Quand l’ouragan du changement a soufflé, pour la première fois, le Rwanda s’est trouvé en difficulté avec la campagne à l’international menée par la RDC alors que les esprits malins parlaient d’une diplomatie des pleurnichards.
Pour la 1ère de l’histoire de la RDC, l’émir du Qatar fait le déplacement de la RDC pour investir 21 milliards de dollars alors qu’au Rwanda, il a juste remis 1 ou 2 milliards. Entretemps, le débat autour du budget de la RDC en examen à l’assemblée nationale, c’est autour de 20 milliards de dollars. En lisant les signes des temps, plus rien ne sera comme avant.
La Pros.