En prélude au lancement officiel de la cartographie censitaire dans la ville province de Kinshasa, l’Institut National de la Statistique (INS) a échangé hier, jeudi 24 septembre 2026, avec des bourgmestres, chefs de quartier, commandants de la Police et responsables de services de renseignement de la capitale. La rencontre s’est tenue dans un climat d’écoute, de redevabilité et de mobilisation, dans l’amphithéâtre de l’Université Catholique du Congo, dans la commune de Limete.
Cette manifestation a permis de mettre en exergue l’importance de la cartographie censitaire dans le cadre du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat, de présenter dans les moindres détails le chemin parcouru depuis le démarrage de cette opération d’envergure nationale et de souligner le rôle essentiel attendu des chefs des entités locales dans la sensibilisation des populations.
Dans son allocution, Elysée Chovu, Directrice Générale de l’INS, a rendu un vibrant hommage au Président de la République, Félix Tshisekedi, pour son leadership réformateur qui, selon elle, place l’intérêt des congolais au cœur de l’action institutionnelle. Devant son auditoire, Elysée Chovu a présenté le deuxième recensement général de la population et de l’habitat comme un instrument scientifique déterminant visant à doter la République démocratique du Congo des données statistiques fiables, essentielles pour planifier durablement ses perspectives de développement.
« Je voudrais vous dire que le Recensement général de la population et de l’habitat est une opération scientifique, mieux encore une opération statistique, qui vise non seulement à doter le Gouvernement, mais aussi les provinces, des données fiables et actuelles, portant notamment sur les effectifs de la population et sur ses caractéristiques, en vue de la planification du développement. Les Nations Unies recommandent l’organisation d’un recensement général de la population et de l’habitat tous les 10 ans. Mais, en raison des contextes sociopolitiques moins favorables que le pays a connus dans le passé, nous n’avons pas pu organiser ce recensement 42 ans… Par conséquent, toutes les projections démographiques basées sur le recensement de 1984 ne sont plus valables », a-t-elle martelé, dans son mot de circonstance.
Selon elle, le recensement général doit donc être perçu comme un outil au service de l’action publique jusqu’au niveau local, qui vient enrichir les opérations d’enregistrement administratif dévolues aux communes. Dans un ton de mobilisation, Elysée Chovu a exhorté les bourgmestres et ainsi que l’ensemble de leurs collaborateurs à s’approprier l’étape de la collecte des données sur terrain qui débute avec cartographie censitaire pour contribuer à la réussite du RGPH-2.
Démarrage de la cartographie censitaire
Peu avant la prise de parole de la patronne de l’INS, le Coordonnateur du Bureau Central du Recensement (BCR), Henry-Marie Kazadi, a consacré son exposé à l’état d’avancement du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat. Il a confirmé que la cartographie censitaire débutera en date du lundi 28 septembre 2026. Elle sera lancée par le Ministre d’Etat au Plan, Guylain Nyembo, au cours d’une cérémonie solennelle prévue au Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale en face du Palais du peuple. Selon lui, les opérations de collecte des données auprès des ménages dans le cadre de la cartographie censitaire à Kinshasa prendront, au maximum, un mois avant l’étape des provinces.
A en croire Henry-Marie Kazadi, le processus du RGPH-2 connaît une touche d’innovation avec l’intégration des technologies de pointe. Pour les zones sous occupation, par exemple, il a affirmé que le Gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, a pris toutes les dispositions nécessaires afin que la collecte des données se réalise à l’aide des outils satellitaires qui, d’ores et déjà, sont capables de définir les aires de dénombrement.
Il a encouragé les bourgmestres, chefs de quartier ainsi que les responsables de service de sécurité et de renseignement à jouer un rôle de premier plan durant la cartographie censitaire en vue d’offrir aux agents de terrain de réaliser un travail efficace pour l’intérêt du pays. Un plaidoyer capté avec responsabilité. Dans une prise de parole percutante, les représentants des bourgmestres et de chefs de quartier ont exprimé leur engagement à se mettre à accompagner les efforts du Gouvernement pour la matérialisation du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat en République démocratique du Congo.
La Pros.
