Christophe Mboso N’kodia Mpwanga risque de vivre ses derniers instants à la présidence du Bureau provisoire de l’Assemblée nationale. Ayant présidé le Bureau d’âge depuis la déchéance de Jeannine Mabunda le 10 décembre 2020, Mboso est resté l’unique candidat à la course au perchoir après que tous ses challengers ont été éliminés. Révolté, un groupe de Députés de cette institution délibérante de la République est décidé d’aller à l’élection du Bureau définitif sans Mboso et son Bureau d’âge.
Pour ce, plus de 100 signatures seraient déjà collectées pour l’éjecter. Malheureusement, les instructions auraient été données hier mercredi 8 mai pour empêcher tout accès des pétitionnaires aux services de la Chambre basse du Parlement.
Il est reproché au tombeur de Mabunda son refus d’organiser l’élection et l’installation du Bureau définitif. Cependant, après la journée ratée d’hier mercredi, l’hémicycle de l’Assemblée nationale va vibrer aujourd’hui jeudi au rythme de ce forcing des pétitionnaires de faire signer leur document auprès des services de l’Assemblée nationale pour en informer le Bureau provisoire. En pareille circonstance, afin de parer à toute éventualité, un dispositif policier est toujours déployé.
Entretemps, un autre groupe de Députés issus, cette fois-là, de la ‘‘Dynamique Surveillance’’ a accordé, à dater d’hier mercredi, un ultimatum de 72 heures à l’actuel Bureau provisoire afin de poursuivre le processus de mise en place du Bureau définitif. A l’instar du premier groupe de pétitionnaires, le second accuse aussi le Bureau provisoire de bloquer le fonctionnement de l’Assemblée nationale.
Visiblement, tout le monde veut la peau de Mboso qui aurait largement dépassé le délai légal imparti par le Règlement intérieur de cette Chambre du Parlement. Ce Règlement stipule que la mise en place du Bureau définitif intervient dans les 5 jours après la notification par la Cour Constitutionnelle de l’arrêt le déclarant conforme à la constitution.
Mboso, voyant venir le danger, avait tenté de devancer les événements à sa manière. Il a, dans un communiqué de son cabinet daté de mardi 7 mai dernier, invité les parties concernées à finaliser, dans les meilleurs délais, les pourparlers en rapport avec les candidatures à différents postes avant de rappeler que l’étape le dépôt des candidatures après son actualisation imminente, constitue la première étape de l’exécution du calendrier publié le 26 avril 2024.
A l’heure actuelle, seules les candidatures aux postes de président et de premier vice-président de l’Assemblée nationale sont connues. Il s’agit de Vital Kamerhe, vainqueur des primaires de l’Union sacrée et Jean-Claude Tshilumbayi au poste de premier Vice-président.
La Pros.