L’annonce récente du partenariat entre l’Agence pour la promotion des classes moyennes (Aprocm) et l’Unité de conseil et de coordination du partenariat public-privé (UC-PPP) marque un tournant décisif pour l’économie congolaise. En créant ce « bouclier financier », les institutions ne se contentent pas de signer un accord ; elles ouvrent une brèche dans le mur qui séparait trop souvent les s PME locales des grands marchés publics. Pendant trop longtemps, des entrepreneurs congolais ont vu passer les grands projets d’infrastructures sans pouvoir y prendre part, faute de garanties ou de structures suffisantes. Aujourd’hui, grâce à cette feuille de route conjointe, la donne change. L’instauration de quotas d’allotissements et l’exigence de sous-traitance ne sont pas de simples mesures administratives : ce sont des actes de souveraineté économique. Ce qui frappe le plus dans cette initiative, c’est l’accent mis sur le transfert de compétences. Le savoir-faire ne se décrète pas, il se transmet sur le terrain, au contact des grands groupes. En apprenant à leurs côtés, nos startups et PME ne seront plus seulement des exécutants, mais les futurs champions nationaux de demain. Le succès de ce programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais » dépendra de notre capacité à tous, secteur public comme privé, à accompagner cette montée en puissance. L’objectif est ambitieux : créer de l’emploi, générer de la richesse nationale et, pourquoi pas, voir émerger une nouvelle génération de millionnaires congolais bâtisseurs. C’est une vision audacieuse qui mérite le soutien de tous les congolais. Le chemin est tracé, il ne reste plus qu’à le parcourir avec détermination.
La Pros.