Le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) est monté au créneau. Au cours d’un point de presse tenu le samedi 6 juin 2026, cette structure proche de la majorité présidentielle a vivement réagi aux déclarations des leaders du C64 à la suite de leur appel à une journée « ville morte », qu’elle qualifie d’échec retentissant. Jean-Pierre Lisanga Bonganga, Coordonnateur national du RCET-CPS, a rejeté ce qu’il considère comme une tentative de récupération politique de la part des opposants ayant revendiqué le succès de cette action de protestation. Pour cette organisation, l’autosatisfaction affichée par les initiateurs de la journée ville morte ne correspond nullement à la réalité observée sur le terrain. « Alors que de l’avis unanime, il est attesté que leur cirque du mercredi dernier n’a été qu’un échec cuisant, eux se pavanent dans une autosatisfaction puérile », a déclaré le RCET-CPS dans sa communication.
Bilan diplomatique
Au-delà de la polémique autour de la mobilisation de l’opposition, le mouvement a tenu à réaffirmer son soutien au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, présenté comme l’artisan principal de la défense des intérêts de la RDC sur la scène internationale.
Selon le RCET-CPS, le Chef de l’État aurait réussi à faire évoluer la perception de la communauté internationale sur le rôle du Rwanda dans la crise sécuritaire qui secoue l’Est du pays.
« Le Président de la République est et reste le sauveur de la RDC », a soutenu la structure, estimant qu’il a contribué à « démystifier » le Président rwandais Paul Kagame en mettant en lumière les responsabilités attribuées à Kigali dans les conflits ayant endeuillé la région des Grands Lacs.
Pour ses responsables, la diplomatie menée par Félix Tshisekedi aurait permis au monde de mieux comprendre les souffrances endurées par les populations congolaises depuis plusieurs décennies.
Accusations de collusion
Le RCET-CPS s’est montré particulièrement sévère à l’égard des figures regroupées au sein du C64. La plateforme les accuse non seulement de n’avoir jamais dénoncé les agressions dont la RDC se dit victime, mais également d’entretenir des liens avec des mouvements rebelles.
« Aucun opposant, ni même ceux qui s’agglutinent au sein du C64, n’a jamais fustigé les méfaits du Rwanda en RDC et dans la Région des Grands Lacs », affirme-t-elle.
Le regroupement va plus loin en estimant que certains acteurs de l’opposition auraient « trahi les idéaux du combat d’Étienne Tshisekedi » à travers leurs supposées accointances avec des mouvements insurrectionnels.
Des accusations graves qui interviennent dans un climat politique déjà marqué par une forte polarisation autour des questions sécuritaires et institutionnelles.
Expression de la souveraineté populaire
Le point de presse a également été l’occasion pour le RCET-CPS de prendre position sur le débat relatif à l’éventuelle organisation d’un référendum en République démocratique du Congo.
Alors que certaines voix de l’opposition évoquent une possible violation de la Constitution et menacent de poursuivre judiciairement le Chef de l’État, les compagnons d’Étienne Tshisekedi estiment, au contraire, qu’une telle démarche s’inscrirait dans le strict respect de la Loi fondamentale.
Ils invoquent notamment l’article 5 de la Constitution, consacré à la souveraineté du peuple. « La loi sur le référendum, c’est la parole donnée au peuple souverain. C’est aussi la consolidation de la démocratie constitutionnelle », soutient le RCET-CPS.
La structure a également salué la contribution intellectuelle du Professeur Paul-Gaspar Ngondankoy Ea N’Koy, présenté comme l’un des défenseurs de cette option institutionnelle.
Mise en garde contre toute tentative de déstabilisation
Le RCET-CPS considère par ailleurs que les appels visant à traduire le Président de la République devant la justice relèvent davantage d’une stratégie politique que d’une véritable démarche juridique.
« Penser traduire abusivement le Chef de l’État en justice n’est rien d’autre qu’une fuite en avant », estime l’organisation, qui considère que toute tentative visant à renverser un Président élu au suffrage universel constituerait une infraction.
Elle réitère également ses accusations concernant les prétendus liens existant entre certains opposants et les rebelles de l’AFC/M23.
La paix par Tshisekedi et les accords de Washington
En conclusion, le RCET-CPS a renouvelé sa confiance envers Félix Tshisekedi, qu’il présente comme l’homme capable de conduire la RDC vers une paix durable.
Pour le regroupement, les perspectives ouvertes par les accords de Washington et le renforcement du poids diplomatique et stratégique du pays devraient permettre à la République démocratique du Congo d’affirmer davantage son leadership dans la région.
« La paix en RDC ne viendra qu’avec le Président Félix-Antoine Tshisekedi », a insisté Jean-Pierre Lisanga Bonganga, avant de conclure en lingala : « Oyo azali na matoyi ya koyoka, ayoka. »
La Pros.
