La plateforme présidentielle, l’Union Sacrée, peine à s’arrimer à l’orbite du deuxième quinquennat de Félix Tshisekedi. Et pour cause, des querelles de leadership, de positionnement et des calculs politiciens teintés d’égoïsme des uns et des autres. Près de quatre mois après le scrutin, trois mois après la prestation de serment de Félix Tshisekedi et plus d’un mois et demi depuis la nomination de la Première ministre, tout est bloqué. Les sociétaires de l’Union sacrée identifiés comme le principal goulot d’étranglement, se trouvent à la base de cette situation. Entretemps, l’électeur continue de prendre son mal en patience mais jusque quand?
Le ticket de l’Union sacrée à l’Assemblée nationale a révélé des dissensions qui minent ce regroupement présidentiel où chacun veut jouer sa propre carte pour sa survie politique. Vital Kamerhe, candidat unique au perchoir, ne fait pas non plus, l’unanimité. Les différentes strates du pouvoir se trouvent obligés d’admettre ce choix à leur corps défendant. On aurait préféré Christophe Mboso pour sa loyauté mais voilà, c’est Kamerhe.
A la première vice-présidence avec Jean-Claude Tshilumbayi, l’UDPS revient à la charge pour servir de soupape de sécurité avant de se voir rivaliser par la candidature de l’AFDC Ngoy Kasandji. A la deuxième vice-présidence, on reconduit Mboso en dépit de son faible poids politique. Avec le premier vice-président, ils peuvent faire le contrepoids au mastodonte politique que représente Kamerhe du haut de cette tribune. Mais là encore, les calculs paraissent biaisés avec la candidature surprise de Mbusa Nyamwisi soutenue par les indécrottables de la famille présidentielle à savoir, Laurent Batumona et Tony Kanku.
Entretemps, l’ancien speaker du Sénat, après pressions au sein de l’Union sacrée, a préféré retiré la candidature de son fils Serge Bahati à la questure du bureau définitif au profit de l’AFDC Chimène Polipoli. Le poste de questeur adjoint fait saliver tout le monde. Au total six candidatures toutes issues de l’Union sacrée. Caroline Bemba du MLC n’a pas non plus fait l’unanimité en dépit du soutien du présidium. L’UDPS-Kibassa a aligné Trésor Lutala. Tandis que le regroupement politique de Fifi Masuka a désavoué Dédé Mupasa et Roger Bimwala pour confirmer la candidature de Geneviève Inagosi.
Ce décor ainsi planté démontre à suffisance la nature des sociétaires de la plateforme présidentielle poursuivis par le seul goût du lucre. C’est ainsi qu’un groupe de députés qui ne se trouve dans aucun schéma politicien, a préféré d’initier une pétition visant à désavouer le présidium de ce Regroupement présidentiel où personne ne semble tenir le gouvernail. L’horizon pour ce second quinquennat paraît brumeux. A moins d’une solution du genre : rupture FCC-CASH
La Pros.