Lundi 8 décembre 2025, le peuple congolais disséminé à travers le monde et dans le pays a suivi avec attention soutenue le traditionnel Discours sur l’état de la Nation du Président de la République, Félix Tshisekedi, Chef de l’Etat. Une adresse qui a suscité des nombreuses réactions dans la classe politique notamment, au sein de la coalition Lamuka/ADD Congo.
Dans une réaction choque, Prince Epenge, porte-parole de Lamuka et président nationale de l’ADD Congo a éclaboussé cette adresse en la qualifiant de «discours fleuve».
L’Accord de paix ratifié le 4 décembre dernier à Washington par les Présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame sous l’égide de leur homologue américain Donald Trump représente, selon Prince Epenge, un «mort-né», «un complot» tels que l’auraient prédit la coalition Lamuka et l’ADD Congo et l’ensemble du peuple congolais.
La volonté de la mise en œuvre de cet accord de paix par le président Kagame constitue un doute pour cette coalition de l’opposition congolaise. Ainsi, le porte-parole de Lamuka rappelle au Chef de l’Etat que «les Etats n’ont pas de bonne foi, moins encore d’état d’âmes. Nous ne pensons pas que Kagame s’est engagé sincèrement à Washington. Les bombes continuent à pleuvoir sur nos enfants, nos femmes et nos frères au Nord comme au Sud Kivu».
Appel à un dialogue national inclusif
«Toutes les options étant épuisées, toutes les solutions qu’il a proposées n’ayant pas conduit à la paix, seule un dialogue national inclusif peut sauver la nation aujourd’hui», a-t-il indiqué comme seule voix de sortie de cette crise persistante qui a trop duré dans la partie orientale du pays.
Avertissement
Pour marteler la position de la classe politique congolaise qui ne jure que sur l’organisation d’un dialogue national inclusif sous la coordination de la CENCO/ECC, Epenge a rappelé à Félix Tshisekedi que «le discours qu’il a prononcé aujourd’hui est un discours sur l’état d’une partie de la Nation et non sur toute la Nation. Et, nous craignons que s’il continue à nier la nécessité d’un dialogue qu’en 2026 il prononce encore son discours sur une partie de la Nation. C’est cela le danger».
Une mise en garde pour une unification de la souveraineté et de l’intégrité territoriale et un renforcement de la cohésion nationale.
César Nkangulu
