L’Institut National du Bâtiment et des Travaux Publics, situé dans la commune de Ngaliema, a vécu une atmosphère particulièrement solennelle, vendredi août 2026, à l’occasion d’une double cérémonie consacrée à la collation des grandes académiques et la clôture des activités de l’académique 2025-2026. Cette manifestation a réuni professeurs, étudiants, parents et invités de marque, célébrant la détermination, la réussite et l’excellence au service du savoir.
Dans sa prise de parole, le Professeur Sangabau, a, au nom de la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovation, Marie-Thérèse Sombo, félicité le comité de gestion de l’INBTP, dirigé par le Professeur Cédric Tshibangu, pour la qualité de la formation et les réformes engagées au sein de cet établissement. Il a par la suite encouragé les lauréats pour leurs parcours si laborieux, les appelant à faire preuve d’assiduité, de compétences, de sérieux pour contribuer à l’avancement de la société. Prenant la parole, le Professeur Cédric Tshibangu, Directeur Général de l’INBTP, a s’est appesanti sur le bilan de l’année académique précédente, marqué par des avancées concrètes dans l’amélioration des conditions d’apprentissage et de la qualité de la formation au sein de son établissement. Il a rendu un vibrant hommage au Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, pour sa volonté croissante en faveur de la modernisation des Instituts supérieurs et universités en RD Congo.
« Il est important de signaler que l’ambition du chef de l’état ne se limite pas à doter l’INBTP des nouvelles infrastructures, mais plutôt, et surtout, à faire participer l’INBTP aux projets d’infrastructures dans notre société. Cette année académique a été marquée par la mise à la disposition des étudiants (par le Chef de l’État lui-même) d’un montant devant permettre la construction d’un pont moderne et de l’aménagement de l’avenue jacquier par les étudiants de l’INBTP. Une opportunité idéale des travaux pratiques pour nos étudiants », a-t-il salué, dans son mot.
A l’issue de l’année académique 2025-2026, l’INBTP a aligné 2068 étudiants en troisième Licence et en Master 2. Au total, 46 finalistes ont été proclamés lauréats lors de la manifestation organisée vendredi 7 août 2026 pour avoir satisfait aux exigences académiques. Ils sont issus des sections ci-après : Bâtiment et Travaux publics ; Géomètre et Topographe, Hydrologie et Environnement, Génie rural.
La Pros.
DISCOURS DU DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’INBTP A L’OCCASION DE LA DOUBLE CÉRÉMONIE DE COLLATION DES GRADES ACADÉMIQUES ET DE LA CLÔTURE OFFICIELLE DE L’ANNÉE ACADÉMIQUE 2025-2026.
Excellence Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Recherche Scientifique et Innovation, ici représenté ;
Honorables députés et sénateurs ;
Monsieur le Bourgmestre de la commune de Ngaliema ;
Excellence mesdames et messieurs les membres du gouvernement ;
Monsieur le président du CA-ISTAT, ici représenté ;
Mesdames et messieurs le membre du comité de gestion et chers collègues ;
Mesdames et messieurs les membres des corps Académique, Scientifique et Administratif ;
Mesdames et Messieurs en vos titres et qualités, tout protocole observé,
Chers invités,
C’est pour moi un grand honneur de vous recevoir aujourd’hui sur notre site de l’INBTP, pour la double cérémonie de collation des grades académiques et de clôture officielle de l’année académique 2025-2026, et ce dans le respect du calendrier de notre ministère de tutelle, celui de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations.
Mesdames et Messieurs, distingués invités, avant d’arriver à la célébration de nos étudiants (aujourd’hui les lauréats), permettez-nous de vous faire un bref aperçu du milieu dans lequel ces derniers ont évolué jusqu’à l’aboutissement de leur validation des cycles soit de Licence, soit de Master.
En effet, l’année académique 2025-2026 a été marquée par plein de défis, mais aussi par des initiatives qui laissent croire à un avenir radieux pour notre établissement. Que ce soit sur les plans académique, scientifique, administratif ou managérial en général. Point n’est besoin de rappeler que l’INBTP, notre institution, est en pleine rénovation depuis que se fait sentir l’implication personnelle du Grand Chancelier des Universités congolaises, son Excellence Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Chef de l’État et à travers la confiance qui a été faite à notre comité pour mener à bien cette mission.
Tout au long de l’année académique qui s’est achevée, nous avons pu davantage surmonter le défi de l’accroissement de la capacité d’accueil tout en assurant la continuité des enseignements. En effet, étant encouragés à la créativité, nous avons construit des auditoires provisoires pour assurer la continuité des enseignements en utilisant notre main d’ouvre locale y compris nos courageux étudiants. Cette expérience a permis de faire de notre établissement un espace de jonction des théories que nous enseignons à la pratique de notre profession.
Le déroulement harmonieux des activités d’enseignement au cours de toute l’année académique sera détaillé dans le propos Secrétaire Général Académique de l’INBTP. Cependant, je me permets ici de noter quelques éléments de la politique générale de l’établissement.
1. De la gouvernance
Sur le plan de la gouvernance, l’INBTP a depuis maintenant deux ans, décidé d’accès sa gouvernance, sur la participation. Pour l’année 2025-2026, à travers, les réunions organisées avec les autorités décanales, les directeurs-chefs des services, les étudiants et la délégation syndicale, le comité de gestion de l’INBTP a décidé de concentrer ses efforts sur la redynamisation des différents secteurs en impliquant toutes les parties prenantes à la vie en milieu universitaire. Ceci, non seulement dans l’objectif de respecter les textes régissant l’ESURSI, mais également dans l’objectif de comonter des projets à impact non seulement visible, mais surtout des projets significatifs pour les agents et les étudiants et l’ensemble de la communauté.
Cette approche nous a permis de terminer notre année académique dans un climat de paix sociale (au sein de la communauté), une condition sine qua non pour toute ambition de développement d’une communauté.
2. Du personnel de l’INBTP
Sur le plan du personnel, au courant de cette année académique, l’INBTP a évolué un effectif d’agent d’environ 564 agents répartis comme suit :
31 personnel Académique,
200 Personnel scientifique,
333 Personnel Administratif
Mesdames et messieurs, ces chiffres ne doivent pas être compris comme une simple statistique, mais plutôt comme un indicateur pour plusieurs actions. Comprenez que 31 adamiques pour environ 10 721 étudiants signifie 1 professeur pour 345 étudiants. Cette situation a conduit à un recours aux professeurs visiteurs où certains ont carrément été engagés à temps partiel, soit un total de 15 professeurs.
Au-delà de cette approche palliative, l’INBTP a carrément instauré une politique de séduction, puis recrutement des nouveaux docteurs à thèse (cinq d’entre eux devront débuter d’ici le début de l’année académique 2026-2027), mais aussi, une politique de transformation et d’accompagnement de son corps scientifique vers le corps académique à travers la sensibilisation, la conscientisation et parfois à travers l’accompagnement financier pour la recherche doctorale.
À ce jour, 10 assistants ont été admis au doctorat dans deux universités tunisiennes, 5 assistants font leurs doctorats à l’Université de Mons en Belgique, 2 à l’UPM (Espagne), 1 fini son doctorat en France, un autre en Russie, et 4 viennent d’avoir leur Inscription à l’Université Reims Champagne-Ardenne en France.
Au-delà de ceux-là, une autre trentaine est soit en phase de finalisation de thèse ou de DEA ici au Pays, c’est-à-dire à l’INBTP et dans d’autres établissements de la place (UNIKIN, UPN et autres).
3. De la recherche scientifique,
L’INBTP, en sa qualité de grande école de référence dans l’ingénierie, continue de fournir les efforts pour garantir à son personnel et ses étudiants, un milieu propice à la recherche.
L’année qui vient de s’achever a été caractérisée par la redynamisation des laboratoires, un élément indispensable pour la recherche. Désormais, de nombreux cours ont quitté le statut de cours magistraux pour devenir des exposer enrichis pour une partie expérimentale, nécessaire au développement de la culture de recherche.
Au-delà de cette dynamique, l’année a également été marquée par la redynamisation de la revue scientifique de l’INBTP, et ce, après 10 ans de silence total, deux numéros y ont paru avec plus de 20 articles, regroupant les écrits de professeurs et assistants de l’INBTP, de l’ISAU et d’autres universités de la place. En plus de cela, le comité de gestion a souscrit à un abonnement annuel à la bibliothèque numérique CAIRN (une bibliothèque française) regroupant plus 100 000 articles scientifiques et ouvrages, dans des domaines précis (Science, Technique de l’ingénieur et celui du droit, gestion et management). Cet abonnement a été pris pour environ 12 000 personnes soit l’ensemble des étudiants et du personnel (enseignant et administratif). Une situation qui a aussi contribué à la production scientifique de notre personnel enseignant dans différentes revues scientifiques locales comme internationales.
Au-delà de ces éléments, il me semble important de souligner que les différentes thématiques de recherche embrassée par l’INBTP sont des questions en rapport avec les besoins du secteur dans notre pays.
À titre d’exemple, une recherche est menée sur la détermination des techniques de stabilisation des routes en terre dans notre pays (un problème pertinent pour l’OVDA), une autre recherche est faite sur la caractérisation du bois en vue de l’optimisation de son utilisation dans la construction (un autre problème crucial pour les zones tropicales du pays caractérisé par l’abondance du bois, mais aussi par la précarité ou le déficit en logement).
4. De la coopération et des partenariats,
Il est impossible de parler de la recherche aujourd’hui sans faire allusion à la mobilité des enseignants et chercheurs. L’INBTP s’impose par son dynamisme et grâce aux orientations de notre Ministre de tutelle. Comme l’année dernière, l’INBTP a encore réussi à recevoir des étudiants et chercheurs étrangers au courant de l’année académique 2025-2026 et par ricochet, ces universités ont ouvert les portes à nos nombreux chercheurs locaux dans des activités scientifiques à travers le monde. 24 chercheurs de l’INBTP avaient pu effectuer des stages de formation intensive à l’Université Polytechnique de Madrid et 3 membres du corps académique ont effectué des séances de travail avec leurs collègues espagnols.
A ce jour, l’INBTP est membre actif du centre international Initiative du Bassin du Nil,
En plus de l’Espagne, les chercheurs de l’INBTP sont actuellement présents en France, en Belgique, en Russie, en Afrique du Sud, en Tunisie et bientôt dans d’autres pays avec lesquels les contacts avancent sereinement.
Il faut ajouter que notre partenariat ne se limite pas seulement avec les partenaires du monde universitaire, mais il touche également le secteur entrepreneurial. Ainsi, l’INBTP est-il aujourd’hui en partenariat avec des structures telles que le BCECO, GROUPE IMMOROSE, ANAT, PEPSI et bien d’autres structures, tout en demeurant conseiller de toutes les institutions de l’État pour les questions relatives aux infrastructures.
5. De la gestion financière
Mesdames et messieurs, l’harmonie caractérise aujourd’hui le Comité de gestion avec tout le personnel de l’INBTP grâce aux instructions claires, à l’ouverture et au respect des conditions sociales du personnel dans son ensemble. En effet, pour ce qui est de la prime interne, bien que souvent insuffisant par rapport aux besoins familiaux des agents, la prime interne prend parfois un caractère vital, surtout pour nos agents en attente de leur mécanisation. Toutefois, il me semble important de rappeler que les difficultés qui ont caractérisé notre arrivé à la tête de l’INBTP ne nous ont pas permis de payer plus de 10 tranches, mais une année après nous avons réussi à allonger les tranches de 10 mois à 11 et cette année de 11 tranches à 11 plus 50 % de la 12 ème. Et ceci, dans un contexte où aucun jour de retard de payement n’a été observé, mais aussi, un contexte où l’école a décidé de s’associer aux efforts du gouvernement, en construisant pour la première fois depuis 60 ans un bâtiment d’environ 1600 places, soit 70 à 80% des places que l’INBTP a gardées figées pendant plus de 60 ans.
6. Des infrastructures,
Nous ne nous lasserons jamais de rendre les hommages les plus déférents au Président de la République, Chef de l’État, Grand Chancelier des universités de la République Démocratique du Congo pour avoir offert à l’INBTP plusieurs infrastructures dont parmi les plus récents cadeaux (visible à travers les chantiers que vous voyez), la modernisation de l’ensemble d’auditoires de l’IBTP, le bâtiment administratif, le bâtiment décanal et les bureaux des professeurs. Mesdames et messieurs, ces travaux viennent après que le Chef de l’Etat ait, il y a 4 ans inauguré un premier lot des travaux composé des auditoires, des logements étudiants qui sont derrière vous et de ce bel amphithéâtre.
Mesdames et messieurs, il est important de signaler que l’ambition du chef de l’état ne se limite pas à doter l’INBTP des nouvelles infrastructures, mais plutôt, et surtout, à faire participer l’INBTP aux projets d’infrastructures dans notre société. Cette année académique a été marquée par la mise à la disposition des étudiants (par le Chef de l’État lui-même) d’un montant devant permettre la construction d’un pont moderne et de l’aménagement de l’avenue jacquier par les étudiants de l’INBTP. Une opportunité idéale des travaux pratiques pour nos étudiants.
Nous profitons de cette occasion pour remercier le ministre des ITP, son Excellence, John Banza, lui qui a voulu accompagner cette vision du Chef de l’État en inscrivant le financement de l’aménagement de l’avenue jacquier dans les travaux d’urgence.
De même, je tiens à réitérer mes remerciements les plus sincères et les respectueux à son Excellence Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations, la professeur Dr Marie Thérèse Sombo Ayane, qui dans cet élan double, celui de doter l’INBTP des infrastructures modernes tout en faisant participer l’école à cet élan de redressement du secteur des infrastructures, a autorisé que la réalisation de notre projet du nouveau bâtiment de 1600 étudiants à construire sur fonds propres, se fasse par nous-mêmes.
En plus de ce bâtiment, nous avons aménagé 12 boxes servant de restaurant et espace d’environ 400 m² pour les exploitants qui y ont installé les services de proximité comme l’impression et le polycopiage des documents pour nos étudiants.
Mesdames et messieurs, pour finir mon propos je dirai que les différents secteurs évoqués restent encore confronter à des défis énormes, mais cela ne nous effraie en aucun cas, car, le pas réalisé à ce jour montre que ces défis sont à portée de nos compétences et surtout à portée de notre volonté de faire de l’INBTP une institution de référence, mais aussi, un acteur résolu à rendre ses services à la communauté congolaise.
C’est donc sur cette dynamique de continuité, Excellence Madame la ministre, ici représentée, et distingues invités, que nous comptons nous maintenir pour entamer la nouvelle année académique d’ici quelques mois.
Enfin, il faut dire ici que nous œuvrons pour la bonne formation de nos étudiants et le bien-être de notre personnel. Car, « Nous connaissons nos agents et nos agents nous connaissent. » L’INBTP reste et doit rester cette grande école de formation de l’ingénieur d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
Que Vive l’INBTP,
Que Vive l’ESURSI,
Que Vive la RDC
Je vous remercie
