Sous la haute présidence de la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, l’atelier national sur le développement des métiers verts a été clôturé le mardi 28 octobre 2025, scellant la validation d’une feuille de route ambitieuse. Avec la mise en place de trois outils stratégiques, le Gouvernement entend faire de l’économie verte un puissant levier de création d’emplois, de lutte contre le chômage des jeunes et de renforcement de la souveraineté nationale.
C’est avec une vision claire et une détermination affichée que la Cheffe du Gouvernement a conclu les travaux de cet atelier crucial. Devant un parterre de membres du gouvernement, d’experts et de partenaires techniques et financiers, Judith Suminwa Tuluka a porté un message fort, redéfinissant l’ambition de la RDC sur la scène internationale.
« La RDC affirme qu’elle ne se contentera plus d’être le poumon du monde. Elle veut être aussi l’usine mondiale des emplois verts », a-t-elle déclaré avec force. Cette phrase choc résume à elle seule le changement de paradigme promu par son gouvernement : passer d’un statut de gardien passif de la biodiversité à celui d’acteur proactif et industriel de la transition écologique mondiale.
Trois piliers pour une révolution verte
Le succès de cette initiative repose sur la validation de trois instruments concrets et complémentaires, conçus pour structurer durablement le secteur :
- Le Répertoire National des Métiers Verts : Un document fondamental qui identifie et classifie 84 métiers d’avenir. Il servira de boussole pour orienter les formations professionnelles et académiques vers les compétences requises par l’économie de demain.
- Le Plan National de Développement des Emplois Verts (PNDEV) : Véritable feuille de route opérationnelle, ce plan fixe des objectifs chiffrés et audacieux. Il vise notamment la formation de 100 000 femmes et jeunes et la création d’emplois décents dans des filières innovantes telles que le recyclage, les énergies renouvelables, la gestion durable des forêts, ou encore l’hydrogène vert.
- *Un Arrêté Interministériel : Cet acte juridique vient consacrer et rendre exécutoire le cadre réglementaire nécessaire à l’essor des métiers verts, garantissant ainsi la cohérence et la synergie des actions gouvernementales.
Cette démarche s’inscrit parfaitement dans la vision du Programme d’actions du Gouvernement 2024-2028, particulièrement ses piliers 1 sur la création d’emplois et 6 relatif à la gestion durable de l’écosystème face au changement climatique, ainsi que dans le respect des engagements climatiques internationaux de la RDC.
De la vision à l’action : un appel à la mobilisation générale
Consciente que les plans les plus élaborés ne valent que par leur exécution, la Première Ministre a immédiatement donné le ton. Elle a instruit fermement tous les ministères concernés d’intégrer sans délai la dimension des emplois verts dans leurs programmes respectifs.
S’adressant aux partenaires internationaux, Judith Suminwa a lancé un appel à un accompagnement renouvelé, fondé non plus sur l’assistanat, mais sur la justice climatique et le partenariat stratégique. Elle a souligné que l’essor des emplois verts est la preuve tangible qu’il est possible de concilier protection de l’environnement et construction d’un avenir économique prospère pour le pays.
La RDC, leader naturel de l’économie durable
Abondant dans le même sens, la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Marie Nyange, a salué une étape décisive. Elle a rappelé la définition même de ces métiers d’avenir : « Les emplois verts sont des emplois qui, à travers leur exercice, émettent moins de carbone et moins de gaz à effet de serre.»
Pour elle, l’engagement de la RDC dans cette voie est une évidence stratégique. « Notre pays, en tant que pays forestier, a tout intérêt à être le leader dans le développement des outils des emplois verts», a-t-elle affirmé, mettant en exergue le leadership naturel que la RDC peut et doit exercer dans la lutte mondiale contre le changement climatique.
Nathan Mundele
