Depuis la prestation de serment de Félix Tshisekedi, en qualité de Président de la République élu, le 20 janvier dernier, il va d’ici là totaliser un mois. On n’est bien loin des 100 jours, certes, mais le peuple continue d’attendre les réalisations de ses promesses bâties sur 6 piliers. Il avait promis de créer plus d’emplois, en accélérant la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes ; de protéger le pouvoir d’achat des ménages en stabilisant le taux de change ; d’assurer la sécurité des populations, du territoire national, des biens et intérêts du pays, en restructurant l’appareil de sécurité et de défense ; de poursuivre la diversification de l’économie et de renforcer sa compétitivité ; de garantir plus l’accès aux services sociaux de base ; ainsi que de renforcer efficacement les services publics.
L’avènement du nouveau gouvernement se fait prier. Entretemps, l’informateur a été nommé depuis le 7 février dernier, le secrétaire général de l’Udps dispose de 30 jours, renouvelables une fois, pour mener ses consultations en vue d’identifier formellement une coalition majoritaire à l’Assemblée.
Entretemps, la RDC fait face à la guerre dans sa partie Est. Un impératif qui figure parmi les 6 objectifs du Président de la République. Une guerre par procuration où le Rwanda laisse le M23 faire la basse besogne. Une situation que le Commandant suprême suit à la loupe en y consacrant les ressources et les moyens nécessaires en vue de permettre aux FARDC de tenir bon en attendant la mise en place d’un nouveau gouvernement.
Le gouvernement actuel dont les membres n’ont plus que cinq jours pour choisir entre le mandat public et le mandat électif, devra dans la mesure du possible matérialiser les chantiers du Chef de l’Etat. La guerre ne doit pas occulter d’autres priorités de l’Etat. Il faut donc avoir deux fers au feu. En dépit de la guerre, l’Etat ne doit pas se dérober de ses obligations régaliennes. Le pays doit continuer de fonctionner.
En 2028, il y a le devoir de redevabilité. Le Président de la République devra expliquer à cette échéance ce qu’il a fait du mandat lui conférer par le peuple par rapport aux six objectifs qu’il s’est assignés pour ce nouveau quinquennat.
Bon nombre de pays ont connu la guerre tout en modernisant leurs économies. L’Angola après 27 ans de guerre civile, s’impose dans la région comme une puissance militaire et économique. Les exemples dans ce sens-là sont légion.
La République démocratique du Congo, tout en faisant face à l’insécurité dans sa partie Est, doit s’occuper des autres secteurs vitaux. Elle a démontré qu’elle en était capable dans des circonstances difficiles d’avoir organisé la visite du Pape François, les IXèmes jeux de la Francophonie et, finalement, les élections.
La Pros.