La nouvelle est tombée comme un couperet : la branche armée rwandaise sous couvert de M23 dirigée par Corneille Nangaa vient de se retirer d’Uvira. Après avoir conquis cette ville stratégique il y a quelques jours, causant plusieurs morts et instaurant une crise humanitaire massive, l’armée rwandaise a annoncé son intention de se retirer de cette partie orientale, selon un communiqué officiel.
Ce rétropédalage n’est pas un geste de générosité de la part des agresseurs, mais plutôt la conséquence d’une pression exercée sur leur parrain Paul Kagame par les Américains, qui l’accusent de s’être personnellement impliqué dans la chute d’Uvira et de saboter l’accord de paix qu’il avait lui-même signé.
Le 4 décembre 2025, à Washington, l’administration Trump avait organisé une cérémonie d’entérinement de l’accord de paix entre le président Félix Tshisekedi et Paul Kagame, sous l’égide de Donald Trump.
Suite à cette signature, de nombreuses voix congolaises s’étaient élevées pour minimiser l’impact de cet accord, arguant qu’aucun changement notable ne serait observé sur le terrain et que la branche armée rwandaise poursuivrait sa conquête effrénée des territoires congolais.
Mais aujourd’hui, face à l’évolution du rapport de force, plusieurs questions se posent :
Ce retrait constitue-t-il un signal fort en faveur de la diplomatie de Félix Tshisekedi ?
Assisterons-nous enfin au retour de l’autorité de l’État dans le Kivu ?
La paix pourra-t-elle s’installer durablement ?
Qui vivra verra!
Néhémie Dengba
