L’initiateur du camp de la patrie, Martin Fayulu, a donné son avis, mercredi 26 novembre dernier, sur l’accord-cadre signé le 15 novembre 2025 à Doha entre la RDC et ses partenaires régionaux. D’entrée de jeu, il interpelle le Président de la République en l’invitant à convoquer sans délai un dialogue national inclusif.
À défaut, prévient-il, l’histoire retiendra sa responsabilité dans une éventuelle balkanisation du pays aux côtés de Paul Kagame et Joseph Kabila avant d’indiquer qu’aucun accord extérieur ne peut précéder une réconciliation interne entre Congolais, seule voie vers une véritable cohésion nationale. De cette façon, ce leader exhorte la jeunesse congolaise à sortir de la résignation et à s’engager activement dans la défense du pays en martelant : « Un peuple uni ne sera jamais vaincu. Un Congo debout ne sera jamais balkanisé ».
Et de poursuivre que toute intégration économique qui négligerait la souveraineté nationale pourrait fragiliser durablement l’économie congolaise et menacer l’unité du pays. Pour lui, la signature dudit accord dans un contexte de tensions régionales soulève des questions sérieuses sur la protection des ressources et des intérêts économiques de la RDC.
Le Président de l’ECIDE pointe du doigt les activités de forces étrangères, notamment rwandaises et ougandaises, sur le territoire congolais, qu’il accuse d’exploiter les richesses locales. Il estime que sans un encadrement strict et le respect des normes internationales, tout partenariat économique pourrait se transformer en une véritable spoliation des ressources nationales, au détriment du développement et de l’emploi des Congolais.
Le « commandant du peuple » insiste sur la nécessité d’un dialogue national préalable avant toute signature ou mise en œuvre de mesures économiques régionales. Pour lui, les décisions unilatérales ou précipitées risquent de créer des déséquilibres économiques entre provinces et d’aggraver les tensions internes, tout en compromettant la capacité de l’État à contrôler ses propres richesses.
Sur ce fait, Martin Fayulu exhorte les acteurs économiques et politiques du pays à préserver l’intégrité économique de la RDC. «Un développement inclusif et souverain ne peut se négocier au détriment de notre territoire et de nos citoyens», affirme-t-il en soulignant que la cohésion nationale et la maîtrise des ressources sont des piliers essentiels pour assurer la prospérité du pays.
Et de conclure : « Notre nation n’est pas à vendre. Notre souveraineté n’est pas négociable. Et l’intégration régionale ne peut se faire qu’entre États égaux, libres et respectueux des frontières. Aucune pression ne doit primer sur la sécurité du Congo. Aucune manœuvre ne doit détourner notre marche vers la cohésion nationale ».
La Pros.
