Face aux récents développements en République bolivarienne du Venezuela, l’Union Africaine (UA) a rompu son silence pour exprimer sa « vive préoccupation ». Dans un communiqué officiel publié ce 3 janvier 2026 depuis son siège à Addis-Abeba, l’organisation panafricaine a réagi aux informations faisant état de « l’enlèvement du Président de la République, M. Nicolas Maduro, ainsi que d’attaques militaires contre des institutions vénézuéliennes ».
Fidèle à ses principes fondateurs, l’UA a réaffirmé son « attachement indéfectible aux principes fondamentaux du droit international ». Elle a notamment insisté sur le respect de la souveraineté des États, de leur intégrité territoriale et du droit des peuples à l’autodétermination, tels qu’énoncés dans la Charte des Nations Unies.
L’organisation souligne que les défis internes complexes auxquels le Venezuela est confronté ne peuvent trouver de solution durable que par une voie pacifique et endogène. « L’Union africaine insiste sur le fait que les défis internes […] ne peuvent être traités de manière durable que par un dialogue politique inclusif entre les Vénézuéliens eux-mêmes », précise le communiqué, marquant ainsi une opposition claire à toute ingérence extérieure. L’importance du respect des cadres constitutionnels et institutionnels est également mise en avant comme une condition essentielle à une résolution pacifique.
Exprimant sa « solidarité avec le peuple vénézuélien », l’UA a réitéré son engagement en faveur de la promotion de la paix, de la stabilité et du respect mutuel dans la région et entre les nations.
En conclusion, l’organisation lance un appel solennel à toutes les parties impliquées. Elle les exhorte à « faire preuve de retenue, de responsabilité et de respect du droit international afin de prévenir toute escalade et de préserver la paix et la stabilité régionales ». Cet appel positionne l’Union Africaine comme un acteur diplomatique prônant la désescalade et le dialogue, même pour des crises se déroulant hors du continent africain.
César Nkangulu
