Kinshasa, 28 juillet 2026 – Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, autorité de tutelle du Guichet unique de création d’entreprise (GUCE), a pris part, ce mardi, à une visite de travail avec le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, et la Directrice générale ad intérim du GUCE, Me Mabibi Kisolokele, consacrée à la modernisation de cet établissement public stratégique pour l’amélioration du climat des affaires en République démocratique du Congo.
Au cours de cette visite, Me Mabibi Kisolokele a présenté les principales réformes engagées par le GUCE, notamment la mise en service d’un nouveau portail numérique destiné à simplifier et à accélérer les démarches liées à la création d’entreprise.
Cette plateforme permet notamment aux entrepreneurs de suivre l’évolution de leur dossier, de connaître les coûts liés aux formalités, de bénéficier d’un statut juridique adapté à leur activité et d’accomplir les procédures d’immatriculation dans un délai normal de 72 heures.
Selon la Directrice générale ad intérim, cette modernisation vise à favoriser la formalisation des activités économiques, stimuler la création d’emplois, élargir l’assiette fiscale et renforcer la confiance des investisseurs. Elle marque également la transition du GUCE d’une infrastructure devenue obsolète vers un système numérique plus moderne, plus efficace, plus transparent et davantage orienté vers les besoins des usagers.
En sa qualité d’autorité de tutelle, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a salué les efforts entrepris par l’équipe dirigeante du GUCE, tout en insistant sur la nécessité de concilier la facilitation de la création d’entreprises avec les impératifs de sécurité, de conformité et de protection de l’économie nationale, dans le contexte particulier marqué par l’occupation d’une partie du territoire national par les rebelles de l’AFC/M23.
« Nous devons nous assurer que ceux qui ont du sang sur les mains ne profitent pas du système pour blanchir des capitaux », a déclaré Guillaume Ngefa, s’interrogeant notamment sur les mesures de contrôle applicables aux requérants provenant des zones sous occupation.
En réponse, Me Mabibi Kisolokele a expliqué que les dossiers introduits par des personnes résidant dans ces zones font l’objet d’une transmission au Ministère de la Justice pour les vérifications nécessaires avant toute validation, sur la base des informations disponibles et des mécanismes de contrôle mis en place par les services compétents.
Cette procédure vise notamment à prévenir les risques de fraude, de blanchiment de capitaux, de financement d’activités illicites ou de contournement des mesures de contrôle applicables, dans le respect des procédures et garanties prévues par la législation en vigueur.
Les deux membres du Gouvernement ont également effectué une visite des différents services du GUCE, notamment du centre informatique ainsi que de l’agence bancaire installée au sein de l’établissement, afin de s’enquérir de leur fonctionnement et des conditions de mise en œuvre des nouvelles réformes.
Présente à cette séance de travail, une représentante de la Banque mondiale, partenaire de la modernisation du GUCE, a plaidé en faveur du renforcement de l’appui à cette réforme. Elle a notamment relevé que les difficultés persistantes d’accès à l’électricité et à Internet dans plusieurs provinces du pays constituent encore des défis importants pour la pleine digitalisation des services publics.
Pour sa part, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a réaffirmé son soutien aux réformes engagées au sein du GUCE, soulignant que le développement économique de la République démocratique du Congo passe notamment par la mise en place d’un environnement favorable à l’entrepreneuriat et à l’investissement.
« Nous avons besoin d’un Guichet unique qui fonctionne. Je veillerai à ce qu’il en soit ainsi. Allez plus loin et plus haut », a-t-il déclaré.
Le Guichet unique de création d’entreprise constitue un dispositif public destiné à centraliser et à simplifier les formalités administratives liées à la création des entreprises. Sa modernisation s’inscrit dans les efforts visant à améliorer la qualité du service public, faciliter l’entrepreneuriat, renforcer la transparence administrative et accroître l’attractivité économique de la République démocratique du Congo.
Cellule de Communication/Ministère de la Justice
