Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Aimé Boji Sangara, a accordé, le mercredi dernier, une audience à une délégation des confessions religieuses du pays. La délégation était conduite par son président, l’Archevêque Évariste Ejiba Yamapia. Au cœur de cette rencontre : la préoccupation centrale, de la paix, de la cohésion nationale et du vivre-ensemble, à l’heure où les tensions, les peurs et les fractures imposent au pays une parole de responsabilité et des actes convergents.
La réunion intervient dans un contexte particulièrement délicat, marqué par la persistance des défis sécuritaires, notamment dans l’Est de la RDC. C’est donc sans détour que les échanges ont porté sur l’analyse de la situation sociopolitique nationale et sur les voies à privilégier pour consolider la paix, renforcer l’unité et préserver la stabilité des institutions.
Dans ce cadre, les confessions religieuses traditionnellement perçues comme des acteurs influents de médiation, d’orientation morale et d’encadrement social ont tenu à mettre sur la table leur lecture des défis du moment, ainsi que leurs pistes d’accompagnement.
Les responsables religieux ont profité de l’audience pour adresser des félicitations solennelles à Aimé Boji Sangara, à la suite de sa brillante élection à la tête de l’Assemblée Nationale. Mais au-delà des formules protocolaires, ils ont surtout insisté sur leur volonté d’être un partenaire constant, un appui disponible, un relais de mobilisation au service de l’intérêt général.
La délégation a également salué les efforts du Président de l’Assemblée Nationale dans le cadre de la diplomatie parlementaire, notamment son engagement à soutenir les actions du Chef de l’Etat et du Gouvernement visant le rétablissement durable de la paix dans l’Est.
Les confessions religieuses ont présenté au Speaker de la Chambre basse une initiative interconfessionnelle pour la paix et la réconciliation en RDC. Selon elles, cette démarche se veut un apport majeur, destiné à renforcer et compléter les autres initiatives en cours pour accélérer le retour à la paix, encourager la réconciliation et consolider la cohésion nationale.
Les religieux proposent une dynamique transversale, susceptible de parler à toutes les communautés, à toutes les sensibilités, dans un pays où la pacification durable exige autant une réponse sécuritaire qu’un travail profond sur les liens sociaux.
Prenant la parole, Aimé Boji Sangara a salué l’initiative, qu’il a qualifiée de contribution significative aux efforts déjà engagés par les institutions et les forces vives de la Nation. Il a, dans la foulée, réaffirmé sa détermination à inscrire son mandat dans le sillage des actions du Président de la République et du Gouvernement afin de ramener la paix non seulement à l’Est, mais aussi dans toutes les zones affectées par l’insécurité.
Pour Aimé Boji Sangara, la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national et la préservation de l’intégrité territoriale demeurent des priorités absolues. Il estime qu’elles exigent une implication concertée : institutions, leaders religieux, forces sociales, citoyens.
La Pros.
