C’est une mesure peu coutumière que la Commission électorale nationale indépendante (CENI), sous la conduite de son Président Dénis Kadima, vient d’appliquer, au lendemain de la tenue des élections générales en RD. Congo et, même, de la publication des résultats provisoires de la Présidentielle du 20 décembre 2023. C’est incroyable, mais tout de même vrai. La Centrale électorale a invalidé, le week-end dernier, au total, 82 candidats aux législatives nationales et provinciales, dans quelques circonscriptions électorales du pays notamment, pour incitation à la violence, utilisation des services de l’Etat, fraude, vandalisme et détention illégale des dispositifs électroniques de vote. Plusieurs favoris, au regard de leurs fonctions, parcours et poids politiques, ont ainsi été débarqués de la course, aussi bien dans la capitale que dans d’autres provinces. C’est le cas, par exemple, de Gentiny Ngobila Mbaka, gouverneur de la ville-province de Kinshasa et candidat à la Funa ; Colette Tshomba, rapporteur adjoint de l’Assemblée nationale et candidate à la Funa ; Didier Mazenga, ministre du Tourisme et candidat à Masimanimba ; Bobo Boloko Bolumbu, gouverneur de l’Equateur et candidat à la circonscription électorale de Mbandaka ; Evariste Boshab, ancien président de l’Assemblée nationale et candidat à Mweka. Par cette décision, le Bureau de la Ceni espère renforcer la crédibilité du travail abattu tout au long du processus électoral. C’est visiblement dans cette optique qu’une commission ad hoc a même été mise en place pour, d’après Patricia Nseya, rapporteur de la Ceni, enregistrer des dénonciations en vue des sanctions à l’encontre des candidats, y compris les agents de la Ceni, qui seraient impliqués dans tous les cas susmentionnés.
La Pros.








