La République démocratique du Congo continue de vider ses centres d’accueil temporaires dédiés aux expulsés des États-Unis d’Amérique. Dans la nuit du 2 au 3 juin 2026, quatre ressortissants péruviens ont officiellement quitté le sol congolais pour regagner leur patrie. Ce nouveau mouvement porte à six le nombre total de rapatriements volontaires enregistrés depuis l’activation de ce mécanisme gouvernemental qui avait suscité tant de vagues au sein de l’opinion publique.
Présenté dès sa genèse en avril dernier comme une mesure exceptionnelle, transitoire et rigoureusement limitée dans le temps, le dispositif d’accueil temporaire mis en place par l’Exécutif congolais tourne à plein régime vers sa phase de désengagement.
Une série de départs successifs
Avant le décollage de ces quatre Péruviens, les services migratoires congolais avaient déjà acté les départs de ressortissants colombiens. Pas plus tard que le lundi 1er juin, une citoyenne colombienne a plié bagage pour Bogota, emboîtant le pas à un premier compatriote rentré au pays dans le courant du mois de mai.
À ce jour, les sources gouvernementales sont formelles : le mécanisme fonctionne sans accroc, conformément à la vision initiale des autorités de la RDC. Kinshasa n’a jamais eu vocation à devenir une base de relocalisation permanente ou un programme d’installation durable pour ces migrants en provenance de l’Oncle Sam.
Derrière les grilles des centres d’accueil, l’heure est aux formalités administratives. Plusieurs autres personnes accueillies dans ce cadre s’activent, de concert avec les partenaires logistiques et diplomatiques, pour finaliser leurs dossiers de retour volontaire. Ces vagues de départs se font sur une base strictement volontaire, dans le respect scrupuleux des procédures administratives et, surtout, des exigences liées à la sécurité des personnes concernées.
Par ailleurs, d’autres États de l’Amérique latine et d’ailleurs ont déjà manifesté leur disponibilité à coopérer activement pour faciliter le retour sécurisé de leurs citoyens passés par le transit kinois.
Pour les autorités de la RDC, l’évolution positive et fluide de ce dossier vient couper court aux spéculations. Elle confirme le caractère éminemment transitoire de ce corridor humanitaire.
La coordination entre les institutions nationales compétentes et les partenaires internationaux se poursuit sans désemparer afin de traiter, au cas par cas, les situations individuelles restantes.
Nathan Mundele
