Dans son intervention, au cours d’un panel organisé lors d’une rencontre d’échanges entre le Ministère des Finances et la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), à Kemesha, dans la commune de la Gombe, Godefroid Misenga Milabyo, le Secrétaire exécutif du Comité d’Orientation de la Réforme des Finances Publiques, a livré un exposé magistral qui a suscité de l’admiration. Il a épluché la problématique de l’essor économique, dans contexte où le Gouvernement de la République entend, désormais, promouvoir un dialogue constructif et permanent avec les opérateurs économiques.

«Dans tous les pays développés, la création des richesses n’est pas une compétence concurrente entre l’Etat et les opérateurs économiques. Dans tous les pays du monde, la création des richesses relève du monde des affaires. Et, le rôle de l’Etat est celui de créer les conditions propices pour l’essor économique. Je vais ici dire une fois de plus que la bonne santé des finances publiques découle de la prospérité économique parce que l’Etat, c’est celui qui essaie de ponctionner sur l’activité économique », a-t-il souligné, devant une assistance constituée de diverses personnalités dont le Ministre des Finances, Doudou Fwamba, et des mandataires publics.
Godefroid Misenga a encouragé le Gouvernement et la FEC à maintenir des échanges qui pourront contribuer à l’amélioration du secteur des investissements, pour le bien des populations.
«L’Etat devrait, en principe, soutenir l’activité économique qui nourrit les finances publiques. J’entends souvent des discussions dans les débats qu’on a eus dans tous les forums, en 2017. Nous avons une guerre où vous avez d’un côté quelqu’un qui considère l’Etat comme un bourreau, la FEC se considère comme victime des pratiques, qu’elles soient administratives ou fiscales. Il faudrait que nous comprenions tous par rapport à l’essor économique, par rapport au but et à l’ambition du pays. La FEC et l’Etat sont des partenaires, chacun jouant pleinement son rôle. Celui de créer les richesses, d’un côté, et le rôle de créer les conditions afin de permettre l’essor économique. L’ambition de l’Etat, depuis qu’on a commencé les réformes, c’est d’agir sur la compétitivité afin de réduire le fardeau fiscal qui pèse sur les épaules des opérateurs économiques pour dégager les marges de l’autofinancement pour investir. C’est aussi agir sur la compétitivité liée à la qualité afin de permettre aux entreprises de dégager les marges de manœuvres à l’innovation… », a martelé, enfin, le Secrétaire Exécutif du Coref, lors de ce rendez-vous important.

La Pros.
