Représentant la République Démocratique du Congo (RDC) à la 59ème Session de la Commission de la population et du développement des Nations Unies, qui se tient à New York (Etats-Unis), le Ministre d’État, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo a réaffirmé, dans son discours prononcé le 13 avril 2026 lors du débat général organisé à l’ouverture de la session, l’engagement de la RDC à transformer durablement les conditions de vie de sa population.
Avec plus de 24 millions d’enfants aujourd’hui scolarisés grâce à la gratuité de l’enseignement, le déploiement progressif de la Couverture Santé Universelle, la mise en place d’un Registre Social Unique et l’organisation du prochain Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH2), « la RDC dispose d’autant de leviers structurants pour bâtir des politiques publiques plus justes, plus efficaces et orientées vers les résultats», a déclaré à cette occasion, le Ministre d’État Guylain Nyembo.
Il a indiqué, en outre, que le recours aux technologies numériques et à la donnée constitue un levier central pour mieux cibler les populations vulnérables et accélérer l’atteinte des Objectifs du développement durable (ODD).
Passer de la dépendance à l’aide à la souveraineté sanitaire
En marge de cette session, Guylain Nyembo a pris part à une réunion parallèle consacrée au thème « L’Infrastructure de la survie : le rôle de la planification nationale dans l’éradication de la mortalité maternelle en République Démocratique du Congo. » Cette réunion constituait un cadre d’échange stratégique qui a mobilisé des décideurs africains et des partenaires internationaux autour d’un impératif : mettre fin aux décès maternels évitables en Afrique. Le Ministre d’État a réaffirmé, lors de cette rencontre, la place stratégique de la planification dans la transformation des systèmes de santé et la sauvegarde des vies en RDC.
A ce sujet, et face à une réalité encore préoccupante, la RDC a défendu une approche structurée, résolument tournée vers l’action et fondée sur quatre principaux axes : le renforcement du financement domestique à travers la Couverture Santé Universelle et des mécanismes innovants de mobilisation des ressources ; l’accélération des investissements dans les infrastructures de proximité via le Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T) pour rapprocher les soins des populations ; la digitalisation des systèmes de santé garantissant un suivi à temps réel et une meilleure disponibilité des intrants essentiels ; et un leadership politique assumé, plaçant la santé maternelle au cœur des priorités nationales.
Dans un contexte où l’Afrique concentre encore près de 70% du fardeau mondial de la mortalité maternelle, malgré des avancées significatives, le Ministre d’État a appelé à un changement de paradigme : passer de la dépendance à l’aide à une véritable souveraineté sanitaire africaine, fondée sur des investissements durables, une coordination renforcée et des solutions locales à fort impact. « Aucune femme ne devrait perdre la vie en donnant la vie », a martelé Guylain Nyembo, qui a réaffirmé, là aussi, l’engagement clair et la détermination de la RDC à transformer les progrès en résultats concrets et durables, au bénéfice des populations.
