Vers la matérialisation effective de la revanche du sol sur le sous-sol en RD. Congo. Le Gouvernement de la République, dirigé par Judith Suminwa Tuluka, Première Ministre, a, en effet, révélé hier, mardi 17 décembre 202, ses actions déployées et bien d’autres initiatives ambitieuses envisagées pour faire de l’Agriculture, effectivement, un secteur majeur de développement et de croissance durable, pour le bien-être des populations. Cette politique a été présentée devant les médias, au cours d’un briefing tenu, en direct, depuis les installations de la Radio Télévision Nationale Congolaise. Grégoire Mutshail Mutomb, Ministre d’Etat chargé de l’Agriculture, Muhindo Nzangi Butondo, Ministre d’Etat ayant le Développement rural dans ses attributions, et Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et médias, qui ont annoncé ces perspectives fortes, ont largement expliqué la détermination du Président Félix Tshisekedi, soulignant sa vision juste de mettre un terme, cette fois-ci, à l’insécurité alimentaire, conformément à ses engagements pris dans le cadre du présent mandat à la tête du pays, mais aussi de booster le développement au niveau rural.
Le Ministre d’Etat Grégoire Mutshail est revenu, dans son intervention, sur les mesures qui seront appliquées dans son secteur, dès l’année 2025 qui se profile à l’horizon, pour bouger, très rapidement, les lignes. Il a notamment parlé de la mécanisation de la filière agricole, de la distribution des semences sur l’ensemble du territoire national (manioc, maïs, riz) et de l’acquisition d’un nombre important des tracteurs pour renforcer le travail des agriculteurs, eux qui jouent, depuis toujours, un rôle essentiel pour nourrir les populations.
Vers des progrès énormes dans l’Agriculture
« Nous avons commencé d’abord par baliser les choses. Le Ministère de l’agriculture est un ministère qui doit donner la sécurité de toute la population. Ce ministère a besoin d’être professionnalisé. Le Ministère a besoin de faciliter aux producteurs des services et des appuis. Ce Ministère a besoin aussi des agronomes et de tous ceux qui travaillent dans ce secteur. Si nous professionnalisons le Ministère, je crois que nous allons atteindre les objectifs que nous avons… C’est depuis 1960 que ce Ministère est en train de tourner en rond. Avec la campagne agricole que nous avons lancée, nous avons plus de 250 mille hectares. Nous avons appuyé les agriculteurs avec les semences de manioc, de maïs, de riz… Nous avons fait beaucoup de choses. C’est la première fois que nous avons essayé, au sein de ce Ministère, de donner des semences dans toutes les provinces. Nous avons appuyé aussi de petits producteurs’’, a-t-il démontré, devant la presse.
Plus rien ne sera comme avant
A en croire le Ministre d’Etat Mutshail, le Gouvernement a pris l’engagement ferme de consacrer plus de 11% du Budget 2025 pour améliorer les choses dans le secteur agricole, conformément à la promesse faite par le Président Tshisekedi, dans son discours sur l’état de la Nation, prononcé, la semaine dernière, devant les deux Chambres du Parlement réunies en Congrès.
‘’Nous avons un problème sérieux au niveau du pays. Notre agriculture est encore au bas de l’échelle. Nous avons des femmes qui produisent encore avec la houe. Nous étions obligés de les aider. Nous avons distribué environ 260 mille houes au niveau national pour permettre aux femmes de faire leurs champs. En même temps, nous sommes en train de réfléchir pour voir comment nous pouvons mécaniser l’agriculture dans notre pays. Nous allons aussi disponibiliser des tracteurs. C’est 350 tracteurs. Nous aurons d’ici mars 2025, 1062 tracteurs. Nous pensons disponibiliser, dans les jours à venir, 5 tracteurs par territoire pour diminuer la pénibilité de la femme dans le système de la production… Nous faisons des circulaires, nous allons demander aux Gouverneurs de créer les commissions pour la distribution des semences et la gestion des tracteurs. Nous allons demander à la Fec, aux coopératives agricoles d’être membres de ces commissions. C’est un Ministère qui a des membres jusque dans les collectivités. Si nous travaillons très bien et que nous arrivons à bien encadrer toute la population qui travaille dans ce secteur, je pense que nous ferons un très bon travail », a-t-il rassuré, de vive voix.
Raviver la confiance au Gouvernement Suminwa
Durant son intervention, le Ministre d’Etat en charge du Développement rural, Muhindo Nzangi, a passé en revue les avancées à inscrire dans son secteur, mettant en avant les réalisations du Programme de développement de 145 territoires. Il a assuré que, l’année prochaine, la RDC va bénéficier, effectivement, de plus de 38.000km de routes de desserte agricole et de nombreux bienfaits du Programme du Gouvernement.
« C’est la première fois que le pays de dote d’un véritable programme qui a atteint toutes les chefferies, tous les secteurs, tous les territoires du pays. Lorsque la première phase sera achevée, nous aurons véritablement des infrastructures en milieu aura, qui ont été faites par l’Etat congolais. Nous sommes dans la deuxième phase qui nous concerne particulièrement. La première phase concernait principalement les Ministères de l’Intérieur (avec la construction des bureaux de territoires), de la Santé et de l’Education nationale ( avec la construction des écoles). La deuxième phase est logée dans une matière qui concerne exclusivement le Développement rural avec les routes de desserte agricole. Cela va être une véritable révolution’’, a-t-il souligné.
Vers la matérialisation de la promesse de Félix Tshisekedi
Pour l’Ancien Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, toutes les couches de la population seront bénéficiaires des actions envisagées, sans la moindre discrimination.
‘’(…), c’est réaliste, c’est réalisable et nous allons le faire. Nous avons prévu une stratégie de développement intégral. C’est-à-dire, on ne choisit pas seulement de petites parties du pays pour faire le travail et le reste est en berne. Les gens qui ont vécu dans ce pays savent qu’à l’époque coloniale, les routes étaient faites et entretenues par les hommes. Les 38.000 kilomètres dont le Président a parlé se feront effectivement. C’est la population qui sera mobilisée pour entretenir et réhabiliter ces routes. Vous savez que le coût substantiel d’entretien et de réhabilitation des routes par cette méthode sera marginal. La deuxième catégorie de routes dont le Président a parlé, ce sont les 11.000 kilomètres de routes prioritaires. Nous avons identifié, dans tout le pays, les routes qui relient les chefs-lieux de territoires aux chefs-lieux de provinces. L’objectif, pour nous, c’est que ces routes soient stabilisées pour permettre, effectivement, la connectivité. Comme ça, les routes de desserte agricole, qui vont être faites, seront connectées aux routes prioritaires pour permettre à la population d’évacuer les produits agricoles, de bassins de production vers les centres de consommation. Nous allons le faire… Nous avons un État béni. Il n’y a pas deux pays qui ont les mêmes caractéristiques que nous. Nous avons plus de 25.000 kilomètres de voies navigables. Cela veut dire que nous avons 65% du territoire, soit 94 chefs-lieux de territoires qui sont connectés à Kinshasa par l’eau. Si vous suivez bien l’histoire de ce pays, ces voies navigables ont été les plus utilisées, à l’époque coloniale, lorsque ce pays a été, effectivement, parmi les dix économies les plus fortes du monde… Le travail que nous allons faire va consister à l’aménagement, le balisage qui va permettre de répertorier et de créer la route maritime. Quelqu’un peut quitter Kinshasa et se rendre au port de Lodja. En faisant la réouverture de la Lukeni, on est capable d’atteindre Lodja par la voie navigable. On peut quitter Kinshasa et aller décharger à Mbujimayi, a explicité Muhindo Nzangi, face aux médias.
De même, Patrick Muyaya, Ministre de la Communication et médias, a donné des assurances fermes allant, justement, dans la direction de la mise en œuvre des six engagements prioritaires, dévoilés, du reste, par Félix Tshisekedi, Président de la RD. Congo, Chef de l’Etat, lors de son investiture, le 20 janvier 2024.
La Pros.
