La démission est un droit, elle est libre mais la démission à répétition devient une culture qu’il faut absolument examiner pour le redressement de notre jeunesse qui aspire à des grandes responsabilités d’État. Cette femme n’hésite pas de jeter l’éponge si quelque chose ne convient pas à sa philosophie politique et sa trajectoire est une interrogation et une leçon.
Plusieurs démissions dans son curriculum vitæ, elle démissionne du MLC de Jean-Pierre Bemba et se retrouve dans le gouvernement Judith TULUKA dans la gestion d’un ministère avec Madame Eva Bazaïba du même parti qu’elle avait autrefois démissionné. Eva Bazaïba quitte l’Udps pour le MLC et Stéphanie MBOMBO quitte le MLC pour devenir allié de l’Udps. Une cohabitation qui pouvait être hypothétique au regard des agissements de nos politiciens devant des grandes responsabilités d’État. MBOMBO quitte le MLC pour créer le Cercle des réformateurs intègres, parti allié de l’Udps dont elle est leader. Ce tableau allait être l’objet d’une étude systématique par les services d’intelligence avant leur nomination. Deux femmes avec des parcours politiques croisés et des intérêts politiques croisés pour la gestion d’un seul ministère. Cette cohabitation au départ était hypothétique au regard de comportement de nos politiciens dans la conduite des affaires d’État.
Le CV de Madame MBOMBO est riche et la compétence existe, conseillère du ministre des affaires étrangères. Chef de département de l’académie diplomatique congolaise. Pour le renforcement de sa capacité, Stéphanie sollicite une mise en disponibilité afin de poursuivre ses études en droit européen à l’université libre de Bruxelles. Elle travaille au parlement européen et démissionne à la commission européenne pour travailler au compte des Nations Unies au Maroc. Elle enseigne à l’université Mohamed IV au Maroc. Elle représentait autrefois la chambre des mines de la RDC en Australie où elle administrait la gouvernance des mines. Rappeler au pays pour devenir conseillère à la présidence de la République sur la question de l’environnement. Quitte la présidence pour la Rtnc . Elle fut envoyé spécial du chef de l’Etat pour la nouvelle économie du climat. Elle démissionne aujourd’hui une semaine après son investiture au gouvernement Judith TULUKA SUMINWA. Elle ne veut pas être ministre, une bonne leçon politique. Sur ce, notre tribune à un sens pédagogique pour la nouvelle génération des politiciens congolais.
Les hautes fonctions d’Etat exigent beaucoup des pressions politiques. Il faut avoir des nerfs solides pour supporter les tensions. Au sommet de l’Etat, on ne démissionne pas pour raison de convenance personnelle car on est toujours sollicité avant d’être nommé. Un ministre sollicite sa révocation mais démissionner pour convenance personnelle alors que son gouvernement doit faire face à plusieurs défis ce n’est pas un bon message pour le gouvernement Judith TULUKA SUMINWA.
C’est une femme dynamique et sincère, la gestion de l’environnement et climat dans un ministère demande beaucoup d’exigence, elle devrait former des experts dans son cabinet pour savoir atténuer plusieurs pressions et tensions. Les membres de cabinet ministériel sont là pour aider un ministre de conduire le ministère dans une bonne direction. Démissionner avant même la composition de son cabinet est un message non lucide et plein d’interrogation. Cette démission est une grande interpellation, qu’il faut absolument prendre au sérieux. Ceux qui parlent de l’incompétence ont tort car sa trajectoire politique est riche. Madame MBOMBO quitte le gouvernement Judith avec honneur car la culture de démission n’est pas dans la culture congolaise. Tout le monde veut devenir ministre même sans compétence. Etre Ministre n’est pas une responsabilité mais l’objet de prestige et honneur pour la nouvelle génération Politique. MBOMBO est une grande leçon d’honneur et de prestige pour notre nouvelle génération des politiciens. MBOMBO montre clairement que devenir ministre est une lourde responsabilité mais n’est pas une question des honneurs et de prestiges inutiles. Il faut toujours agir en toute responsabilité, il faut savoir dire non lorsque les choses ne marchent pas convenablement.
Réputée spécialiste en démission n’est pas un bon signe pour son avenir Politique, elle doit savoir dans l’avenir comment maîtriser les tensions politiques et des pressions. Etre Ministre est une haute fonction d’État que l’on ne peut pas démissionner à moins d’un mois, un mauvais message pour l’actuel gouvernement Judith TULUKA. Beaucoup des démissions dans sa trajectoire politique peuvent être interprété comme une dame ayant excès de succès. Dans un ministère on écrit son histoire politique et non un succès.
La démission n’est pas dans le langage des congolais, elle est désormais disciple du grand professeur Lunda Bululu. Mais démissionner très tôt alors qu’elle était autrefois consultée avant sa nomination est une faute politique grave. La première ministre allait refuser sa démission très tôt pour l’honneur de son gouvernement. Dommage que cela est connu de tout le monde aujourd’hui sur la démission de MBOMBO.
Plusieurs personnes envient de devenir ministre mais MBOMBO démissionne, elle est symbole héroïque de la dignité de la femme congolaise. Pourquoi démissionner quelques jours après investiture ? Une grande interrogation.
Stéphanie MBOMBO dirigeait un ministère sans portefeuille ni attributions lucides et sans une ligne budgétaire dans la loi de finances 2024. Elle démissionne pour laisser libre le ministre tutelle d’agir avec beaucoup d’efficacité. Ceci revient à la philosophie de ma première tribune qu’il y aura toujours chevauchement dans la gestion de plusieurs ministères du gouvernement Judith. Ministre de l’environnement, puis ministre délégué à l’environnement. Ministre des affaires étrangères, vice ministre des affaires étrangères puis ministre délégué aux affaires étrangères, une ambiguïté capable de donner naissance à plusieurs conflits dans la gestion dudit ministère. Un ministère sans aucune ligne budgétaire est un monstre mystérieux, le ministre s’ennuiera toujours. La démission peut être une justification Politique. Elle quitte tête haute car le concept démission n’est pas dans le dictionnaire de la politique congolaise.
MBOMBO Stéphanie est une grande femme des valeurs républicaines, elle doit être remplacé par une autre femme modèle comme la sénatrice Néfertiti NGUDIANZA de AAAP du Congo central ou madame Salumu de Maniema. AAAP ayant été marginalisé je crois que cette démission peut être appelé à la réparation. Libre nomination à l’autorité mais nous pouvons aussi proposer pour la bonne marche du gouvernement. Démission est un bon geste car les annonces du ministre d’État, ministre de la justice pour traquer les voleurs , il faut quitter à temps pour ne pas ternir son image . Dans la vie il faut savoir quitté à temps quelque chose qui étouffe votre vie. Le ministère de l’environnement dispose plusieurs fonds, moindre détournement je pense que ce ministre de la justice avec son chien de chasse peut facilement mordre n’importe qui sur son passage. Maintenant que l’Igf dispose des moyens de traquer des voleurs, les corruptibles et corrupteurs doivent suivre l’exemple de madame MBOMBO. Stéphanie MBOMBO est une référence désormais en RDC, une incarnation de valeur et de dignité de la femme congolaise.
Un ministre délégué sans portefeuille ni ligne budgétaire et l’autre ministre dans un même ministère avec une ligne budgétaire et avec portefeuille, c’est une stratégie à conflit. Ne pouvant pas attendre les mannes du ciel ou une quelconque dotation extra budgétaire, Stéphanie MBOMBO donne une piste aux autres sans portefeuille ni ligne budgétaire de démissionner. C’est une femme qui sait lire les signes du temps et de précéder les évènements. Sa démission peut être une bonne piste pour les autres. Pourquoi pas supprimer les ministères sans portefeuille ni ligne budgétaire ? C’est une question simplement, il ne faut pas me tenir rigueur. Une analyse Politique sans aucune passion ni émotions.
Lorsque je vois plusieurs tribus de notre pays en fête après nomination de leurs fils au poste de ministre mais je constate une démission après quelques jours d’investiture, madame MBOMBO Stéphanie est une perle rare. Une femme courageuse et pleine d’ambition Politique. Stéphanie MBOMBO dit seulement aux autres ministres que devenir ministre n’est pas la fin du monde, il faut être sérieux et prudent et ne pas isoler ceux qui vous ont connu avant que tu sois ministre. Aujourd’hui même le chef de l’État peut révoquer la première ministre puis le compteur rentre à zéro. Etre Ministre n’est pas la fin du monde. Il faut simplement être prudent c’est une lourde responsabilité.
Au regard de sa trajectoire politique, cette femme est courageuse, intelligente, dynamique, une perle rare, véritable leader politique et entre dans l’école de professeur Lunda Bululu pour créer un nouveau concept qui n’existe pas dans les éléments de langage de la politique congolaise. Elle est responsable, il faut respecter bien cette femme. Honneur à la femme congolaise. La patrie ou la mort, nous vaincrons!
Boswa Isekombe Sylvère
Secrétaire général de Parti Communiste Congolais. le lion au cœur rouge
