Lancée officiellement en date du 28 septembre 2026 par le Ministre d’Etat en charge du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo Mbwizya, la cartographie censitaire se déroule dans un climat mêlant détermination et inclusivité à Kinshasa. À travers les 24 communes de la Capitale, les t-shirts bleu-rouge-vert, estampillés RGPH-2, sont devenus quasiment le symbole d’un appel à la mobilisation autour du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat.
Dans la commune de Kimbanseke, par exemple, la population manifeste un intérêt particulier à l’initiative. « Papa, bokoya epa na biso jour nini ? » (Ndlr : Quand viendrez-vous chez nous pour collecter les données ?) … « Fatshi atie volonté pena pona recensement ko ! Toleki pe ebele somo » (Ndlr : le Président Félix Tshisekedi est déterminé à réussir le deuxième recensement de la population. On est nombreux. Il a raison) … Là, ce ne sont pas que de simples mots. C’est l’expression d’un peuple soucieux des réformes, rencontré dans les rues animées dans l’une des grandes municipalités du district de Tshangu.
Dans l’accomplissement de leur mission, les opérateurs cartographes affectés à Kimbanseke ne se contentent pas de repérer les ménages et de collecter les informations utiles. Ils expliquent, sensibilisent, écoutent les préoccupations et captent l’adhésion populaire. Au cours d’une descente effectuée hier, lundi 19 octobre 2026, les opérateurs ont poursuivi la cartographie dans un élan de sérénité.
Portés par le devoir de tolérance, la disponibilité et le sens d’écoute, suivant les instructions du Bureau Central du Recensement, les opérateurs cartographes sont notamment allés à la rencontre des familles habitant le quartier Ngampani. Ils ont collecté les données sur plusieurs avenues dont Ngando I, Nkoli et Mboloko.
Professionnalisme de mise
A chaque descente, les équipes engageaient des échanges nourris avec les responsables de ménages, recueillant des informations fiables sur le nombre exact des personnes dans chaque famille, le type d’activités exercées et les noms des tuteurs. « Nous voulons connaître le nombre de la population et des bâtiments qui sont dans ce quartier. Nous prenons les coordonnées géographiques qui montrent l’emplacement des bâtiments. Nous prenons le nom du Chef de ménage, le nombre de personnes qui vivent dans le ménage et leur tranche d’âge. Il y a beaucoup de ménages qui nous ont bien accueillis. Nous demandons à la population de nous accueillir, de nous donner des informations vraies afin que nous puissions atteindre notre objectif », a expliqué Raymond Kankonde, chef d’équipe rencontré au quartier Ngampani.
La cartographie censitaire constitue le socle territorial indispensable du deuxième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-2). Lancé en septembre dernier, l’opération prend en compte, dans un premier temps, la ville de Kinshasa, pour une durée d’un mois, avant son extension progressive vers toutes les autres provinces de la République démocratique du Congo. Etape préalable au dénombrement exhaustif prévu en juillet 2027, la cartographie censitaire consiste à identifier, délimiter et géolocaliser l’ensemble des espaces habités, des bâtiments et des ménages sur le territoire national. Son objectif principal est de garantir un ratissage exhaustif de la population lors du comptage, en évitant absolument les omissions et les doubles comptes. Globalement, le processus du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat coûte 192 millions de dollars américains. Pour sa réalisation, le Gouvernement bénéficie de l’accompagnement de plusieurs partenaires, dont le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). Selon le Ministre d’Etat en charge du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, le RGPH-2 constitue bien plus qu’un exercice scientifique de grande envergure. C’est un acte de souveraineté nationale, un instrument au service du développement de la RDC.
La Pros.
