Le processus de réforme constitutionnelle en République Démocratique du Congo franchit une nouvelle étape. À travers un communiqué officiel, l’Union sacrée de la nation a lancé un appel à l’ensemble des forces vives du pays pour soumettre leurs propositions en vue d’un éventuel changement ou d’une révision de la Constitution.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président de la République, Félix Tshisekedi, qui a exprimé à plusieurs reprises sa volonté de réformer la loi fondamentale du pays. Après diverses déclarations de soutien enregistrées tant à Kinshasa que dans les provinces et au sein de la diaspora, le projet entre désormais dans une phase jugée décisive.
Un appel large aux acteurs nationaux
Dans ce communiqué signé par le secrétaire général de l’USN, le professeur André Mbata, il est demandé aux partis et regroupements politiques, aux associations, aux organisations non gouvernementales, aux confessions religieuses, aux syndicats, aux universitaires — en particulier les juristes — ainsi qu’à tous les citoyens congolais, de transmettre leurs recommandations.
La date limite pour le dépôt de ces propositions est fixée au 20 mai 2026.
Selon le document, cet appel fait suite aux nombreux mémorandums déjà adressés à la Haute Autorité politique de l’USN, ainsi qu’aux différentes initiatives populaires réclamant une réforme de la Constitution du 18 février 2006, actuellement en vigueur.
Une fois les contributions reçues, une commission technique sera mise en place pour analyser, synthétiser et évaluer les différentes propositions. Le rapport final sera ensuite transmis au Chef de l’État, en sa qualité de garant de la nation et de la continuité de l’État.
Cette démarche est perçue comme une étape structurante vers une éventuelle révision constitutionnelle, bien que les contours précis de cette réforme ne soient pas encore clairement définis.
Cet appel de l’Union sacrée vient renforcer les signaux en faveur d’une réforme de la Constitution, même si le parti présidentiel ne s’est pas encore officiellement exprimé en détail sur le contenu des modifications envisagées.
À l’approche de la fin du mandat du président Félix Tshisekedi prévue en 2028, ce processus suscite déjà débats et interrogations au sein de l’opinion publique, notamment sur ses motivations, son calendrier et ses implications politiques.
Bosco Kiaka
