Tandis que le débat sur la modification de la Loi fondamentale agite la classe politique congolaise depuis près de deux ans, l’Alliance des Démocrates Congolais (ADECO) vient de franchir une étape décisive. Dans une déclaration politique officielle du 11 avril 2026, le parti Alliance des Démocrates Congolais, dirigé par Alain Mbaya Kakasu, Président national, appelle désormais à une phase d’action concrète pour doter la République Démocratique du Congo d’une nouvelle Constitution.
Dans sa déclaration, il souligne que la volonté populaire de changer la Constitution du 18 février 2006 est désormais manifeste. Pour l’ADECO, le statu quo n’est plus une option. Le parti s’adresse directement à l’Union Sacrée de la Nation (USN), la coalition au pouvoir, en invitant son Secrétaire permanent, le professeur André Mbata, à accélérer le processus. L’ADECO propose la mise en place immédiate d’une commission spécialisée chargée de rédiger un document de travail, suivi d’un projet de Constitution complet.
Un tournant institutionnel majeur
Les propositions de l’ADECO marquent une rupture avec l’équilibre actuel des pouvoirs. Le parti prône deux axes majeurs pour la future République :
1. Un régime présidentiel pur : l’ADECO suggère un exécutif unique, incarné par le seul Président de la République. Ce dernier serait responsable devant le Parlement mais disposerait de la pleine latitude pour nommer un Gouvernement de son choix. Cette structure vise à mettre fin aux lourdeurs des coalitions gouvernementales parfois paralysantes.
2. Une décentralisation renforcée : le parti insiste sur la « décentralisation proprement dite » comme forme de l’État, afin de rapprocher l’administration des citoyens et de répondre aux spécificités régionales du vaste territoire congolais.
Justifiant cette position, Alain Mbaya Kakasu explique que les expériences passées, marquées par des compromis entre unitaristes et fédéralistes, ont mené à des « impasses » et à un « régionalisme politique mal maîtrisé » qu’il juge contre-productif pour le développement du pays.
En conclusion, l’ADECO lance un appel à l’opinion nationale, affirmant que « le tocsin a sonné » pour un choc d’idées capable de moderniser le pays.
César Nkangulu
DECLARATION POLITIQUE DE L’ADECO SUR LE CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
A environ deux ans depuis que le débat sur le changement ou la révision de la Constitution a été lancé dans la société congolaise par le Président de la République, des opinions de tout bord se sont exprimées et ont laissé transparaître clairement la volonté populaire de changer la Constitution du 18 février 2006.
Pour l’ADECO, il est temps de passer à l’étape suivante, celle de l’action.
A L’UNION SACREE DE LA NATION
L’ADECO invite le Secrétaire permanent de l’USN, le professeur André MBATA de mettre sur pieds hic et nunc, une commission chargée d’élaborer un document de travail, puis un projet de Constitution comme proposition concrète de l’USN.
A ce propos, l’ADECO propose :
1. Un régime présidentiel avec un exécutif unique, incarné par un seul homme, le Président de la République, responsable devant le Parlement avec un Gouvernement de son choix ;
2. La décentralisation proprement dite comme forme de l’Etat.
En effet, fort des expériences passées en cette matière, le contentement, les unitaristes et fédéralistes nous ont amené à des impasses du genre, régionalisme politique mal maîtrisé et contreproductif.
A L’OPINION NATIONALE
Le tocsin a sonné d’affûter des propositions concrètes pour un choc d’idées capables de mettre le pays aux diapasons du monde présent et futur à travers une nouvelle Constitution.
Fait à Kinshasa, le 11 avril 2026
